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31 mai 2018 - 15:46

Services éducatifs à la petite enfance : 5 M$ réclamés pour le Bas-Saint-Laurent

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

La CSQ et la FIPEQ réclament cinq millions de dollars pour le réseau public de services éducatifs à la petite enfance pour le Bas-Saint-Laurent. Valérie Grenon, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), était à Rivière-du-Loup le 31 mai pour transmettre ce message au ministre Jean D’Amour et aux autres partis politiques à quelques mois d’une élection générale.

«Tous les partis politiques au Québec doivent prendre l’engagement ferme de renforcer notre réseau public de services éducatifs à la petite enfance. Ce réseau a durement souffert sous le règne des libéraux depuis 2014, avec des compressions de 220 millions de dollars, et il faut absolument redresser la situation sans plus tarder», a mentionné Mme Grenon.

«Cela doit notamment passer par l’utilisation des transferts fédéraux dédiés aux services de garde et par les montants provenant de la modulation des tarifs. Les montants ainsi récupérés représentent 249 millions de dollars pour l’ensemble du Québec», a expliqué la leader syndicale. «Soyons clairs : la CSQ et la FIPEQ maintiennent leur revendication de mettre fin à la modulation des tarifs. Mais aussi longtemps que ça ne sera pas fait, cet argent versé par les parents doit absolument être réinvesti dans notre réseau public», a-t-elle ajouté.

Mme Grenon considère également que le gouvernement Couillard a poussé les parents vers le secteur privé avec la modulation des tarifs et le crédit d’impôt. «Pire encore, il a profité de cette contribution financière provenant de la poche des parents pour réduire d’autant son propre financement en petite enfance», a dénoncé Valérie Grenon.

Pour sa part, Kathy Côté, présidente de l’ADIM Bas-Saint-Laurent – Gaspésie - Île-de-la-Madeleine, qui représente 400 responsables d’un service de garde en milieu familial, soutient qu’il faut que le gouvernement investisse pour de l’aide aux enfants à besoins particuliers. «La contribution actuelle de 40 dollars par jour est nettement insuffisante», a mentionné Mme Côté. Cet effort supplémentaire permettrait notamment de réduire les ratios, d’offrir davantage de services spécialisés et l’accès à plus de formation pour les intervenantes en petite enfance. «Ces femmes sont des professionnelles qui méritent d’être reconnues pleinement. Elles contribuent chaque jour au développement de nos enfants et elles devraient pouvoir travailler dans des conditions favorables», conclut la présidente.

Notez que les Centres de la petite enfance (CPE) de la région ne sont pas représentés par les deux associations. «Ils sont dans un autre organisme ou non syndiqués, 60 % des CPE sont non syndiqués», a précisé Valérie Grenon. La CSQ représente 11 700 responsables d’un service de garde en milieu familial et plus de 2 400 travailleuses dans les installations des CPE.

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