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1 mai 2014 - 06:02

Franc succès pour un projet unique dans les écoles de la région

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Rivière-du-Loup – Les équipes-écoles de la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup ont mis de l’avant depuis quatre ans une nouvelle façon de travailler avec les élèves, un changement basé sur le lien d’attachement et l’approche positive.

« Une approche positive, ça ne veut pas dire qu’on laisse aller l’enfant, on intervient pour qu’il s’attache à l’enseignant. L’enfant devient sainement dépendant de l’enseignant, ce qui permet d’obtenir beaucoup de lui », a expliqué Richard Robillard, psychopédagogue et chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. M. Robillard, qui possède une carrière de 46 ans en éducation, a agi comme personne-ressource dans cette démarche dont le budget annuel de 250 000 $ à 300 000 $ a été décentralisé dans les écoles.

« Plusieurs journées de formation ont été offertes pour les enseignants de notre territoire, portant notamment sur l’importance de la qualité de la présence, l’accompagnement et le processus de la maturité affective des élèves. Des rencontres ont aussi eu lieu directement dans les écoles pour accompagner le personnel dans leur compréhension des élèves en difficulté, dans la mise en application d’interventions positives. Des soirées d’information et de formation ont été offertes aux parents portant sur le rôle qu’ils ont à jouer dans l’attachement afin qu’ils puissent mieux accompagner leur enfant », a expliqué Monic Vézina, directrice de l’adaptation scolaire et des services éducatifs complémentaires.

RELATION MAÎTRE-ÉLÈVE

Cette relation maître-élève, avec un lien d’attachement et une approche positive, a été bien accueillie par les équipes-écoles. Comme exemple des changements apportés, les enseignants se positionnent maintenant à la porte des classes pour accueillir les élèves et ne manquent pas également de leur dire au revoir!

Dominic Charest, enseignant, a témoigné de son expérience. «Avec des groupes faciles, ça allait bien. Mais avec un groupe difficile, j’avais des difficultés. Je suis donc revenu à la base et avec cette approche ç’a bien été », a-t-il souligné. Pour les jeunes en difficulté, c’est cependant un peu plus difficile de les amener dans une approche positive.

DES CHIFFRES ÉLOQUENTS

Selon Mme Vézina, le visage de la commission scolaire a complètement changé depuis le déploiement de ce projet qui n’a pas d’équivalent au Québec.

« Des enseignants et des directions d’école, notre cible de départ, nous avons étendu progressivement notre intervention au personnel professionnel, au personnel de soutien des écoles et des services de garde », a mentionné Mme Vézina.

« Ce plan d’action a eu un impact non seulement qualitatif, mais aussi quantitatif. Il se traduit notamment par une baisse significative du taux de décrochage. Selon les statistiques publiées dans le dernier rapport annuel, on observe un taux annuel de sorties sans diplôme ni qualification parmi les élèves sortants inscrits en formation générale des jeunes de 9,3 %. En quatre ans, ce taux a connu une diminution de 8,5 %. Sur le plan de la persévérance scolaire, la commission scolaire se classe au 3e rang pour l’ensemble du réseau public du Québec », a ajouté Monic Vézina.

Si cette nouvelle façon de faire a donné d’excellents résultats pour les élèves, elle a probablement aussi contribué à prolonger une carrière en enseignement pour quelques personnes.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • L'attachement est un beau concept en théorie mais quand le professeur change 3 fois durant l'année....toute cette belle théorie tombe à l'eau....

    Pour l'avoir vécu avec nos 2 enfants pratiquement à chaque année... Je peux vous dire en effet que le lien d'attachement fonctionne très bien (bravo!) sauf qu'il est vite interrompu....

    Bonne chance pour la suite....

    Simon - 2014-05-01 12:50