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19 août 2013 - 11:41 | Mis à jour : 14:18

Euthanasie: Jean D’Amour veut l’avis des citoyens

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Rivière-du-Loup – Le projet de loi 52 concernant les soins de fin de vie pourrait être adopté, ou non, d’ici la fin de l’année à l’Assemblée nationale du Québec. Le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Jean D’Amour, veut avoir l’avis des citoyens. « Pour les 50 députés libéraux, ce sera un vote libre de chaque député, un vote de conscience. En consultant les citoyens, je veux me donner la chance de poser le bon geste », a mentionné M. D’Amour.

Le projet de loi concernant les soins de fin de vie a été présenté par Véronique Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse. La section II concerne plus précisément l’aide médicale à mourir.

On peut lire à l’article 26 que seule une personne qui satisfait aux conditions suivantes peut obtenir l’aide médicale à mourir : 1- elle est majeure, apte à consentir aux soins et est une personne assurée au sens de la Loi sur l’assurance maladie (chapitre A-29); 2- elle est atteinte d’une maladie grave et incurable; 3 - sa situation médicale se caractérise par un déclin avancé et irréversible de ses capacités; 4 – elle éprouve des souffrances physiques ou psychiques constantes, insupportables et qui ne peuvent être apaisées dans des conditions qu’elle juge tolérables.

La personne doit, de manière libre et éclairée, formuler pour elle-même la demande d’aide médicale à mourir au moyen du formulaire prescrit par le ministre. Ce formulaire doit être daté et signé par cette personne ou, en cas d’incapacité physique de celle-ci, par un tiers. Le tiers ne peut être un mineur ou un majeur inapte et ne peut faire partie de l’équipe de soins responsable de la personne. Le formulaire est signé en présence d’un professionnel de la santé ou des services sociaux qui le contresigne et qui, s’il n’est pas le médecin traitant de la personne, le remet à celui-ci. Une personne peut, en tout temps et par tout moyen, retirer sa demande d’aide médicale à mourir.

« Ce projet de loi a une portée profondément humaine. Je recueille les commentaires des gens qui m’écrivent par courriel ([email protected]) ou par courrier (186, boulevard de l’Hôtel-de-ville, bureau 1, Rivière-du-Loup, Québec, G5R 4S2) et soyez assurés que je les lirai avec la plus grande attention afin que ma décision soit empreinte du message que veut livrer notre comté à cette réflexion de société qui nous concerne tous », a conclu M. D’Amour.

Tout citoyen qui le désire est invité à venir chercher le document explicatif de l’Assemblée nationale à son bureau de comté.
 

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13 réactionsCommentaire(s)
  • OUI OUI OUI je la veux l'aide médicale a mourir si ma santé bascule dans un gouffre sans fin !!! Il me semble que c'est pas si dure a comprendre...

    Politisés jusque dans la mort ... - 2013-11-09 00:08
  • Mon avis est que la question ne se pose même pas. Combien de personnes se tuent à petit feu, et ce, inconsciemment, en consommant quotidiennement toute sorte de substances légales, reconnues scientifiquement comme étan nocives pour la santé ex. tabagiste,alcool, boissons énergisantes,boissons gazeuses, fast food ...ect. Étant donné que ça rapporte beaucoup $$$ aux compagnies et que ce sont des marchés très lucratifs,notre société tolère, et ce ,même si le marché cible beaucoup la future génération, nos jeunes. C'est selon moi du suiscide collectif.... Je me questionne beaucoup à savoir pourquoi on accepte ce constat et que l'on en fasse un plat quand une personne souffrant d'une maladie dégénérative et incurable qui souffre beaucoup au point tel où elle doit consommer des substances morphiniques qui altèrent énormément sa lucidité pour soulager la souffrance aigue et insupportable. Je crois fermement qu'une personne souffrante peu cheminer de façon positive dans sa maladie même avec une maladie dégénérative mais lorsque une souffrance insupportable n'entraîne plus aucune qualité de vie au point telle où la consommation de substances est essentielles en tout temps pour soulager la douleur... je crois qu'une possibilité d'aide en fin de vie est vraiment à considérer dans ces cas. Toutefois, si comme souvent en soins palliatifs, on arrive à soulager la souffrance tout en gardant une certaine lucité de la personne en travaillant beaucoup sur l'anxiété qui diminue de beaucoup la douleur,l'aide au suicide n'est alors pas nécessaire. Je crois que nous devrions beaucoup penser à développer "at large" des maisons de soins palliatifs comme celle de R-D-L qui est exemplaire et qui oriente beaucoup ses efforts sur la qualité des soins donné à chaque patient et la question du suicide assisté ne se poserait même plus. Mais d'ici là, ca prendrait du budget pour cela car ces maisons vivent beaucoup des dons des citoyens et c'est collectivement comme société que nous devons nous impliquer en finançant ces maisons.

    Line - 2013-09-18 00:20
  • Bonjour M. Jean D'Amour,
    Mon avis est que nous n'avons pas le droit d'enlever la vie sauf dans le cas où quelqu'un a commis un mertre. En 2005 ma mère était proche de la mort, elle souffrait beaucoup. Tellement, qu'elle m'a demandé que je mettre fin à ses jours. J 'ai refusé. J'ai dit à ma mère : je liu ai dit que je vais demandé le médecin d'augmenté ton médicament de morphine et je vais te frtter le dos et les jambres etc. Mais ne me demandes pas de te tuer. Aujourd'hui nous avons tiutes sirtes de drouges et de soins psllatifs que d'employer l'euthinasie est just un autre mot pour le meurtre. Nous sommes faites dans l'image de Dieu. Genèse 1, 26. Mon nom est Denis Tarko

    Denis Tarko - 2013-08-22 19:21
  • Une personne souffrante peut en arriver à demander à mourir pour mettre un terme à sa misère. Cependant, une personne en soins de fin de vie bien entourée par ses proches et soulagée de sa douleur ne demande pas à mourir, elle veut au contraire profiter de ses derniers instants. M. D'Amour, vous devriez questionner les gens à savoir ce qu'ils pensent du système de santé en premier, dont les soins palliatifs et de fin de vie, qui sont trop peu développés au Québec pour qu'on puisse se permettre de songer à l'euthanasie ou au suicide assisté. De plus, avez-vous penser aux risques énormes de dérapages de la part du personnel soignant et du risque d'abus pour les personnes handicapées physiquement et mentalement ? Ces gens ont droit à la vie autant que nous. La fameuse lettre que la grand-mère d'un garçon autiste a reçu en Ontario en est la preuve.

    Ceci dit, au lieu d'interroger la population sur l'aide médicale à mourir, je pense qu'il y a des sujets nettement plus pressant.

    Cynthia - 2013-08-20 12:26
  • Ha ce cher Jean D'Amour. Il sent que des élections s'en viennent (comme le reste du parti libéral) et il cherche maintenant à s'attirer la sympathie de la population afin de gagner des votes faciles... pathétique. Comme si l'opinion des gens de sa circonscription allait régler le très épineux débat de l'euthanasie. Il pourrait s'attaquer à d'autres sujets chaud et plus facilement modifiables comme les hausses du prix de l'électricité ou des taxes scolaires, mais dans le fond, ça fait l'affaire des libéraux ces augmentations car comme cela, s'ils sont réélus, ils pourront dire que c'est de la faute du PQ si cela est arrivé et que maintenant, on ne peut plus retourner en arrière. Sérieusement, la politique provincial et fédéral est malade et ne travaille plus pour la population, seulement pour le parti en question... Désolant


    Jonathan - 2013-08-20 00:57
  • bonjour moi( je suis pour ) c' est nous qui décide c 'nôtre vie en fin compte moi ci je suis malade je ne veut pas être branché laisser moi mourir le canser j'ai le droit de dire non au traitement chimio rendu à une certaine âge jai 74 ans 75ans à l'hiver accident ou maladie l,aisser moi mourir

    bouchard - 2013-08-19 21:13
  • Quand vous décidez de distribuer avec largesse notre argent à partir de votre budget discrétionnaire, vous ne venez pas nous demander notre avis si le choix que vous faites est le bon.
    Pourquoi vouloir vous donner bonne conscience et paraître magnanime en jouant les sentiments des gens ici par votre demande sur un choix qui appartient à chacun?
    Auriez-vous envie de vous laver les mains d'une décision à laquelle vous serez partie prenante?
    Comme vous les politiciens le dites si bien, les décisions une fois élus vous appartiennent et vous n'avez de compte à rendre à personne....jusqu'à la prochaine élection.

    Gros bon sens - 2013-08-19 21:07
  • Monsieur D'Amours vous n'avez toujours pas l'idée d'éliminer tous les députés du parti Libéral. Il y a plus important à discuter maintenant que de l'euthanasie afin de faire baisser la facture pour les centre d'hébergement. Possiblement il serait intéressant de dialoguer des montants très importants que les Commissions scolaires dépensent sans en étudier et analyser la rentabilité sous le parasol que c'est pour le bien de l'élève, mais que ce sont des intervenants qui en profitent le plus en frais de voyage, de repas, de suppléance et encore, encore...

    Hibou - 2013-08-19 20:46
  • Notre opinion sur les hausses de taxes scolaire et sur les hausses du tarif d'hydro-Québec et les hausses sur la taxe sur l'essence. Les soins de fin de vie c'est personnel à chacun. Merci

    Hausse - 2013-08-19 18:59
  • @DannyBoy
    "plus logique de demander notre opinion sur la hausse de taxe"

    nous demander cette opinion serait une perte de temps et d'argent. Ils connaissent déjà notre opinion ;-)

    jo blow - 2013-08-19 15:33
  • Entièrement d'accord.
    C'est réfléchit depuis longtemps.

    Jeannot - 2013-08-19 13:58
  • Il serait plus logique de nous demandez notre opinion sur la hausse de taxe,ou on doit envoyer les subventions et a qui. Genre leurs départ pas de prime ou encore le pourquoi de leurs dépense? Ca serait des opinions pertinentes.Sinon on sait tres bien qui sen fou completement de notre opinion.

    DannyBoy - 2013-08-19 13:07
  • Quand une personne mentionne dans ses volontés testamentaires, mandat en cas d'inaptitude et de son vivant, avant toute dégradation physique et mentale et qu'elle en informe ses proches, amis, famille, conjoint(e), il faut le faire dans le respect de sa volonté, même si du côté médical, un médecin a dans son objectif de sauver la vie des gens. L'acharnement ne fait qu'apporter son lot de douleurs aux proches.

    Loulang - 2013-08-19 11:56