Québec - Les membres du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ) de l'usine Stadacona de White Birch ont accepté, dans une proportion de 79 %, l'offre finale présentée par le groupe White Birch - Black Diamond.
Cette acceptation est cependant conditionnelle à ce que l'usine de Québec reprenne ses opérations aussitôt qu'une transaction finale (Closing date) sera conclue dans l'une des trois usines.
Au nombre des nouvelles mesures contenues dans l'offre, mentionnons :
Compte tenu du contexte particulier de Québec, alors que l'usine est fermée de façon permanente depuis la mi-janvier, les gens avaient littéralement un pistolet pointé sur eux et leur décision est compréhensible dans les circonstances », a commenté Renaud Gagné, vice-président du SCEP-Québec.
Rivière-du-Loup
Rappelons que les votes se poursuivront sur les ententes conclues à Rivière-du-Loup et à Masson, lundi et mardi prochain.
Rappelons que l'employeur a isolé l'usine de Québec en la fermant et en lui présentant une offre finale que le syndicat juge largement inférieure au contenu des ententes conclues dans les autres usines. De plus, l'entreprise a refusé de répondre aux nombreuses questions exprimées par le syndicat notamment sur le moment de la réouverture en cas d'acceptation de l'offre et sur l'ampleur de la reprise (nombre de travailleurs rappelés, nombre de machines, etc.).
Malgré ce qui a été indiqué dans le rapport d'étape présenté au juge Mongeon la semaine dernière, les avocats de White Birch « nous ont répondu cette semaine ne pas avoir de date précise ni non plus de détails quant à une possible réouverture », a indiqué le dirigeant syndical. C'est la raison pour laquelle l'acceptation est conditionnelle à ce que l'usine redémarre réellement.
Le syndicat frustré
Au-delà de ce résultat, le syndicat tient à manifester sa frustration par rapport à tout le processus de cette négociation. « Il faut absolument revoir les lois de ce pays, car ça n'a aucun bon sens. Nous avons été les témoins impuissants d'un vol en direct au su et au vu de tous et avec l'aval des tribunaux. On a spolié les retraités et les travailleurs de leur argent, c'est un vrai scandale et vous pouvez compter sur le SCEP pour mener la bataille afin que la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies soit modifiée », a martelé M. Gagné.
Vos commentaires sur cet article
1 commentaires / Ajouter un commentaire
25 mars 2012 à 10h13
Attendez voir dans 2 ans lorsque le contrat de travail sera terminé a Riviere du Loup et Masson,ce sera a leur tour de passer dans le tordeur a Brant Québec l'a vécue.Dans 2 ans White Birch existera t'il encore ou si c'est simplement une stratégie pour laver ses dettes au frais des travailleurs.
O CHOMAGE
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