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28 juillet 2010 à 12h56

L’héritage industriel d’Honoré Massé



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Plusieurs membres de la famille Massé posant  se sont rassemblés autour de la plaque commémorative qu’on a dévoilée sur le site industriel implanté par Honoré Massé à la fin du 19e siècle à Saint-Hubert. Absent sur la photo, François D’Amours, fils aîné de Max D’Amours et de Lise Massé.
Photo: Hugues Albert

Saint-Hubert – Homme de vision, homme de génie, Honoré Massé a marqué la communauté de Saint-Hubert à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Son ingéniosité et les gestes qu’il a conséquemment posés afin de donner à sa propre famille et la municipalité où il a vécu une grande autonomie à tout point de vue constituent aujourd’hui un héritage dont on ne saurait mesurer la valeur réelle.

Samedi dernier, on a honoré sa mémoire et l’héritage qu’il a laissé est désormais immortalisé sur les lieux mêmes où il avait érigé sa demeure en 1901 et sur le site attenant où eurent lieu toutes les activités industrielles qu’il avait judicieusement planifiées et implantées dans un complexe comprenant plusieurs bâtiments, répondant ainsi à une vision d’autosuffisance pour sa famille et la communauté.

Honoré Massé est ses descendants, Freddy, Maurice et Lise, ont successivement dirigé l’entreprise familiale entre 1891 et 2009. Jusque dans les années 1960, la rivière Sénescoupé a procuré la force motrice au fonctionnement de l’usine électrique, de la carderie, de la scierie et de la meunerie. Un réseau d’écluses avait été construit par ce grand bâtisseur entre le lac de la Grande-Fourche et le village de Saint-Hubert pour assurer les réserves d’eau nécessaires au fonctionnement des vieux moulins.

Entre 1910 et 1957, l’électricité fut accessible au village pour l’éclairage des rues et des maisons. La meunerie servit la communauté jusqu’aux années 1970. La carderie fut démolie en 1970 ainsi que la meunerie en 2008. La scierie fonctionne encore aujourd’hui après avoir été accidentellement incendiée à trois reprises, en 1932, 1950 et 2000, et reconstruite à chaque occasion. De nouveaux propriétaires ont pris la relève en 2009.

L’écluse du lac de la Grande-Fourche a été cédée à la Municipalité à la fin des années 1970 et les deux autres ont disparu, la dernière ayant été emportée par une crue des eaux soudaine et dévastatrice en juillet 1991.

Le site patrimonial est encore intègre et plusieurs bâtiments d’époque subsistent, notamment la maison de M. Massé (1901), la maison de ses fils Élisée et Camille (1885), la maison de Maurice (1956), la petite maison du fermier (1885), la grange principale (1932), la grange de la meunerie, la glacière et les autres annexes.

Six générations se sont succédé en lien direct depuis l’arrivée d’Honoré Massé et l’histoire de cette grande famille se déploie sur trois siècles.


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