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Dans l'objectif de François Drouin

1 octobre 2017 - 18:10

Quand Barbara veut quitter Mario... ou le viol démocratique

C’est l’histoire de Mario et de Barbara. Un couple qui n’est pas sans histoire. Leur ménage est houleux. Il y a des hauts, mais aussi, il y a des bas, beaucoup de bas.

Ce n’est pas la première fois que Barbara menace de quitter Mario. Mais dimanche, elle a préparé ses valises. Mario s’est fait insistant : «Nous sommes un couple, pour le meilleur et pour le pire, et tant pis si tu ne ressens que le pire, MOI j'ai décidé que tu restais. Parce ce que sinon...»

Sinon quoi ?

Si Barbara a fait la sourde oreille, Mario est passé de la parole aux actes. Il l’a violemment repoussée dans la maison. «Tu ne sortiras pas, c’est ici chez toi, dans cette maison, une maison que tu ne quitteras pas.»

Ça n’a pas arrêté Barbara alors Mario s’est énervé. À court d’arguments, il s’est tourné vers la violence. Pour certains, c'est plus facile d'être violents que d'être convaincants. Alors il l’a frappée. Il l’a blessée. Il l'a séquestrée. Les voisins l’ont regardé faire et sont restés muets, planqués derrière les rideaux. «Ce ne sont pas nos affaires», ont-ils chuchoté.

Je sais que vous me voyez venir avec mes gros sabots. Mais si l’Espagne et la Catalogne (Madrid et Barcelone) étaient un couple, Madrid aurait déjà été mis derrière les verrous et il devrait faire face à des accusations sérieuses de violence et de séquestration. Mais l’Espagne n’est pas Mario.

Je ne souhaite surtout pas amenuiser la violence que trop femmes subissent par ceux qu’elles ont choisi d’aimer, bien au contraire, mais je crois qu’il y a un parallèle entre Mario et Madrid, entre le mari violent et l’Espagne, entre cette violence étatique et conjugale.

Ce soir, profitant de la clémence, de l’immunité procurée par le mutisme de ses voisins, Mario attendra Barbara dans le lit conjugal. Il sera arrivé à ses fins. Il fera comme s’il ne voyait pas les marques de ses coups ni les larmes de Barbara. C'est un viol démocratique qui se passe sous nos yeux.

Catalunya, T’estimo !

Dimanche soir, Philippe Couillard a finalement réagi. C’était beaucoup trop tard.

AJOUT : Je me suis autocensuré lors de l’écriture (rapide) de ce billet, histoire d'éviter les gros mots. Cette violence contre les femmes, contre les hommes, contre une nation, mais surtout la violence de ce silence, ce foutu silence des autres…  Ça n’a rien à voir avec la souveraineté ou l’ordre constitutionnel, mais avec la violente substitution de «l’égalité» (la pognez-vous ?).

 

 

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