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Dans l'objectif de François Drouin

12 février 2015 - 15:08

Une voix discordante

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Si plusieurs ont salué le rapport du coroner Cyrille Delâge rendu public jeudi matin, certains lui ont reproché d’avoir raté sa cible. Je pense ici au Conseil pour la protection des malades (CPM) et la Fédération des comités des usagers et de résidents du Québec (FCURQ).

Par voie de communiqué, le CPM et la FCURQ se sont dits « outrés de voir les pompiers de L’Isle‐Verte mis sur la sellette pour leur façon d'agir lors de la tragédie. »

Ce qui est reproché au coroner Delâge c’est d’avoir opté pour la facilité, soit blâmer les pompiers et passer sous silence le désengagement de l’état face au CHSLD et dans l’aménagement de lieux sécuritaires pour les personnes en perte de mobilité.

Ils n’ont pas tort. Ici, aujourd’hui, des personnes en lourde perte d’autonomie sont placées dans des deuxièmes, des troisièmes voir des quatrièmes étages de résidences privées. C’était aussi le cas à L’Isle-Verte.

On peut blâmer des propriétaires, mais tant qu’ils auront l’aval de l’Agence de la Santé pour le faire la situation n’est pas près d’évoluer. Irène Plante et Roch Bernier n’ont pas caché à l’Agence de santé l’état de ses résidents. C’était connu et toléré.

« Le secteur privé, bien que bien intentionné, n’a pas les ressources pour aménager des lieux adaptés à ce genre de clientèle. »

Qu’en pensez-vous ? On en fait trop avec les pompiers et pas assez avec la situation des résidences privées ?

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1 réaction(s)
  • Posez la question Monsieur Drouin, c'est y répondre en partie... Un rapport pas trop rapport...Les agences régionales sont au fait de beaucoup de lacunes, dans diverses sphères qu'elles supervisent. Mais trop de bureaucrates qui se partagent les responsabilités, ça donne des tirs de patates chaudes de parts et d'autres. Ainsi tout le monde finis par tous fermer les yeux,car personne ne veut être imputable à aucun dossier chaud..Pour l'avoir vécu dans le passé, mon expérience m'a jeté en bas de ma chaise en les voyant patiner pour que personne ne sache que des gens âgés étaient abusés financièrement...dénoncer des faits de ce genre est très exigeant et épuisant pour une personne qui veux que cesse de tels abus. En catimini, voilà une façon de traiter des dossiers chauds. À quand une gestion moins complexes et multidisciplinaires, afin de maximiser les services versus les coûts?
    Déroutée - 2015-02-22 00:28