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30 septembre 2017 - 07:31

Britanie Cauchon, du talent à revendre

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Depuis plusieurs années, la jeune Britanie Cauchon de Saint-Alexandre-de-Kamouraska accumule les bons résultats en patinage de vitesse avec le club Les Loupiots de Rivière-du-Loup. Cet été, c’est cependant sur son vélo, lors de compétitions cyclistes, qu’elle a fait tourner bien des têtes. Une nouvelle passion qui pourrait l’amener très loin.

Âgée de 13 ans, Britanie Cauchon a ainsi disputé sa 2e saison de compétition comme cycliste, entre mai et septembre. Après une première expérience couronnée de succès en 2016, l’athlète s’est complètement investie dans son sport au cours des derniers mois. Les résultats ont été exceptionnels et ils n’ont pas manqué de placer la jeune femme parmi les cyclistes les plus en vue dans sa catégorie d’âge au Québec.

«Britanie n’en est qu’à ses débuts dans ce sport, mais elle est vraiment passionnée. Membre du Club cycliste Boucherville, elle démontre une belle éthique de travail. Elle s’est entrainée toute seule ici au Kamouraska, tous les jours. Elle est très dédiée», souligne son père, Patrice, qui a lui-même fait du cyclisme de compétition dans le passé.

CHAMPIONNE

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Britanie a du talent à revendre. Cette saison, elle a collectionné 13 médailles en plus d’autres distinctions individuelles. Parmi ses faits d’armes, notons une médaille d’or à l’épreuve contre-la-montre et une 3e place au classement général lors des Championnats québécois sur route Espoirs, ainsi qu’une 2e place aux Championnats québécois sur piste (vélodrome).

Amatrice de vitesse et de longue distance, Britanie Cauchon peut aussi se féliciter d’avoir terminé au 1er rang du classement sprint chez les minimes filles, sa catégorie. Elle a aussi remporté le prestigieux maillot de la meilleure jeune athlète, toujours dans sa catégorie, au Challenge Lacasse. Pour couronner le tout, elle est en nomination comme «athlète espoir féminin» par la Fédération québécoise des sports cyclistes.

«Ça me prouve que je suis capable. Ça me donne le goût de continuer et de progresser. J’ai envie de rêver à une carrière professionnelle», a déclaré la jeune femme tout sourire, en présence de ses parents. Évidemment, la route sera sinueuse avant d’accéder à la compétition professionnelle, elle le sait très bien, mais avoir de l’ambition est l’une des plus belles qualités que peut posséder un athlète.

PATINAGE DE VITESSE

La passion du cyclisme de compétition est récente pour Britanie. Avant l’été 2016, le vélo s’était toujours résumé à être une façon de se garder en forme pendant la saison estivale en prévision de la saison de patinage de vitesse, un sport qu’elle pratique depuis un jeune âge. Les deux disciplines sont d’ailleurs complémentaires comme l’ont démontré plus d’une fois l’Olympienne Clara Hughes ou, plus près de nous, la Louperivoise Raphaële Lemieux.

Étudiante au Sport-études de l’École secondaire de Rivière-du-Loup, Britanie connaît d’ailleurs son lot de succès en patinage de vitesse longue piste. Elle a notamment remporté deux médailles d’argent aux derniers championnats canadiens, en février 2017. Comme quoi le succès la suit partout.

«J’aime le longue piste pour la vitesse, l’adrénaline et la technique», explique Britanie. «C’est aussi les raisons pour lesquelles j’aime autant le vélo, mais dans ce cas-là, je trouve que le dépassement de soi est encore plus important. J’adore ça», explique celle dont le frère Clément a aussi participé aux Jeux du Québec à deux reprises en cyclisme et en patinage de vitesse.

Selon sa mère, Amélie Ouellet, une ancienne entraineure, Britanie a rapidement développé un intérêt pour le patinage de vitesse longue distance. C’est donc sans surprise qu’elle se plait dans le cyclisme. «Nous avons vu rapidement qu’elle avait le profil et l’endurance d’une athlète qui performe sur les longues épreuves. Elle a toujours préféré cela aussi, alors nous l'avons toujours encouragé à s’y épanouir. Aujourd’hui, son passé de patineuse lui offre de fiers services avec le vélo», note-t-elle.

INVESTISSEMENTS

Permettre à Britanie de réussir dans le patinage de vitesse longue piste et surtout le cyclisme de compétition nécessite évidemment des investissements importants pour la famille Cauchon. Le seul anneau de glace règlementaire, Gaétan-Boucher, est à Québec, alors que les compétitions de vélo sont organisés chaque fin de semaine de l’été, un peu partout en province. Les coûts reliés à l’hébergement, l’essence, l’achat du matériel et les équipements forment une importante facture au bout du compte.

«C’est beaucoup de sous et de temps qu’on investit, c’est vrai, mais on croit énormément en elle. On ne le ferait pas si on ne croyait pas qu’elle possède un avenir dans ce sport. Nous sommes extrêmement fiers de ce qu’elle accomplit», indique M. Cauchon, confirmant que des démarches seront éventuellement faites auprès d’entreprises pouvant être intéressées à encourager Britanie dans son développement.

Les prochaines années sont donc remplies de promesses. Alors que la saison de patinage de vitesse recommence, ce n’est pas sans enthousiasme que Britanie rêve déjà à sa prochaine année de vélo. Pour cause, elle participera alors assurément aux Jeux du Québec. Voilà une jeune athlète à suivre de près!

 

 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Merci à tous ceux qui me supportent!

    Britanie Cauchon - 2017-10-03 07:24
  • Bravo Britanie. Bravo à ta famille pour tous les efforts et encouragements. Je te souhaite la meilleure des chances dans la vie.

    Thérèse L. - 2017-09-30 19:37