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21 novembre 2016 - 14:07

Ça passe ou ça casse pour les Républicains d’Edmundston

La 38e assemblée générale annuelle a amené une mise au point catégorique entre le circuit et les dirigeants des Républicains d’Edmundston. Comme le dit le vieil adage, en 2017, «ça passe ou ça casse !» 

Analysant la situation de cette franchise après quatre saisons, il est devenu clair qu’un sérieux coup de barre est exigé de la part des nouveaux dirigeants de cette équipe. Elle doit être compétitive, ou elle ne vivra pas la 40e saison du circuit en 2018.

Le président du circuit, Réal-Jean Couture, n’a pas mâché ses mots, dans son rapport annuel, en appelant à tous « de s’enlever la tête de dans le sable. Cette franchise constitue en tout respect pour ses responsables et membres et amateurs et commanditaires - une sévère épine aux pieds du circuit. Et la dernière saison n’a pas été meilleure que les trois précédentes.»

«On en est encore au point de ne pas se demander « qui va gagner le match » mais de se demander « par combien ». Cette situation a assez duré. Non seulement l’image de la ligue en souffre, non seulement l’assistance dans certains stades chute de manière vertigineuse, non seulement l’absence de compétitivité de cette franchise ne remplit pas les promesses faites lors de l’admission de cette équipe, mais en plus, elle déchire et défigure la Ligue quant à la désignation des équipes qui feront les séries. C’est maintenant une risée.»

On a pu sentir une certaine pointe d'optimisme à l'an 2, mais reconnaissons que le canard boiteux a eu plus de misère à se déplacer dans sa 4e année, au point de devenir une inquiétude majeure au sein du circuit. J'oserais même dire qu'il y a eu des préjudices à certaines formations, quand vient notamment le temps de regarder le classement général au fil de la saison. «Il est très clair dans mon esprit que cette situation ne saurait durer. Au point que j’estime qu’il faut que ça change, ou cette équipe devra s’interroger sur sa présence à compter de la 40e saison. Il y a des limites à tout» de commenter le président.

L’équipe a changé de gouvernance à tous les niveaux dans les dernières semaines et cette nouvelle gouvernance est très au fait de ce que pense la Ligue et aussi de l’épée de Damoclès qui lui est pendue au-dessus de la tête. Des engagements fermes ont été pris, pendant l’AGA de la fin de semaine. De plus, la Ligue a permis encore une fois le recrutement pour 2017 de deux jours importés, en plus d’agrandir le territoire de recrutement local, au Nouveau-Brunswick. 

Hommage a aussi été rendu par le président Couture à l’endroit du cœur et de l’âme de cette franchise, Hugues Chiasson, qui a fait ce qu’il a pu faire, et qui demeurera associé à l’équipe. « Je sais que le répondant de cette franchise dès le début, Monsieur Hugues Chiasson, a dépensé temps et même argents pour présenter une équipe et une organisation qui se tiennent. Mais la Ligue est rendue à ce point trop grosse pour voir une équipe ne pas compter sur une structure hors terrain qui soit très significative. Je remercie Hugues pour son travail, son dévouement, sa complicité même, et je suis déçu pour lui de voir que les résultats n’ont pas suivi les efforts. Hugues est un homme de grande valeur et j’espère qu’il ne quitte pas le paysage de la Ligue. »

Quant au reste, la parole est à la nouvelle gouvernance de cette équipe. On verra dans les prochaines semaines, et surtout sur le terrain dès la mi-mai, si le virage tant souhaité se fait. « Nous n’exigeons pas que l’équipe fasse les séries. Nous exigeons une équipe compétitive, qui soit un atout pour le circuit. C’est un minimum inévitable ! » de conclure le président Réal-Jean Couture.

 

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