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18 mars 2016 - 06:58

L’homme derrière le « C »

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Rivière-du-Loup – Il y a de ces leaders qui guident par la parole, tout comme il y a de ceux qui rassemblent par les gestes, les actes. Chez les 3L, nul doute dans quelle catégorie se situe Sylvain Deschâtelets : la deuxième.  Rencontre avec un père dans la vie, mais aussi au sein de son équipe. 

Atterri à Rivière-du-Loup au début de la saison 2012-13 dans une transaction avec Jonquière, Sylvain Deschâtelets a rapidement fait sa marque avec les 3L de Rivière-du-Loup et est devenu l’un des visages de l’organisation. Pour cause, l’on apposait le « C » sur son chandail l’année suivante. 

« C’est un grand privilège. J’ai fait face à beaucoup d’adversité dans ma carrière, mais j’ai toujours réussi à retrousser mes manches et à me relever. C’est cette force de caractère que j’essaie d’apporter à l’équipe », indique celui qui a fauché les glaces d’une dizaine de ligues différentes dans sa carrière, des États-Unis à l’Angleterre, en passant par l’Italie et le Danemark. 

Au cours des quatre dernières années, Deschâtelets a non seulement produit offensivement, il a aussi aidé plusieurs de ses nouveaux coéquipiers dans leur adaptation à la LNAH. L’un de ceux qui a profité de son aile, c’est Marc-Olivier D’Amour, aujourd’hui lui aussi l’un des principaux leaders de la formation louperivoise. Pour Deschâtelets, l’important a toujours été de prôner par l’exemple sur la glace. 

« C’est quelque chose qui me tient à cœur. Les paroles, c’est beau, mais j’ai toujours été le gars qui parlait par l’action », a ajouté celui qui possède une fiche de 218 points en 145 matchs avec Rivière-du-Loup.

SACRIFICES 

Reste que concilier hockey et famille est un défi de chaque semaine pour le capitaine des 3L. Originaire de la région de Montréal, Deschâtelets y travaille et y élève aujourd’hui une petite famille. L’athlète de 36 ans est père d’une jeune fille et d’un jeune garçon. 

« C’est très difficile à ce niveau-là, c’est certain. Mon fils commence à jouer un hockey et j’aimerais être encore plus présent pour eux. Mais c’est ma passion et ma famille le comprend. Mes enfants suivent les 3L et font des vœux en notre faveur », raconte-t-il, souriant. 

Dans de telles circonstances, pense-t-il parfois à se retirer ? «Bien sûr et c’est normal, je crois. Pour le moment, je prends ça une année à la fois. L’une des raisons pour lesquelles je suis revenu ici cette année, c’est qu’on a un groupe tissé serré. On veut remporter un championnat ensemble». 

Sylvain Deschâtelets est d’ailleurs catégorique : l’équipe 2015-16 des 3L de Rivière-du-Loup est la meilleure pour laquelle il a joué depuis son arrivée. « Nous avons la profondeur qui nous manquait l’année dernière », croît-il. 

Et quand il clame qu’il veut aller jusqu’au bout cette année, difficile de ne pas le croire. Un championnat est bien la seule chose que Sylvain Deschâtelets n’a pas encore offerte aux partisans louperivois. 

 

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