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4 février 2017 - 14:53

L’industrie des aliments et boissons met en péril la santé des enfants

La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC souhaite que la population du pays réalise que, en matière de nutrition, les enfants sont en péril. Selon la Fondation, ils sont constamment bombardés de publicité pour des produits mauvais pour la santé, ce qui a des répercussions sur leurs choix alimentaires.

Une nouvelle étude menée par la Dre Monique Potvin Kent, spécialiste du marketing boissons et des aliments et de l’alimentation chez les enfants, révèle que plus de 90 % des publicités de boissons et d’aliments visionnées en ligne par les enfants et les jeunes concernent des produits mauvais pour la santé et que les enfants âgés de 2 à 11 ans voient plus de 25 millions de publicités pour des boissons et aliments par année sur leurs dix sites Web préférés collectivement. Pour la Fondation, il est temps que cela cesse. L’une des manières les plus efficaces de protéger les enfants et de soutenir les parents est de mettre en œuvre des restrictions sévères en matière de promotion des boissons et aliments auprès des enfants et des jeunes, et Cœur + AVC fait appel au gouvernement afin que celui-ci adopte une loi en ce sens le plus rapidement possible.

«L’adoption de mesures législatives visant à restreindre la publicité des boissons et des aliments à l’intention des enfants et des jeunes peut sembler audacieuse, mais étant donné que les experts prévoient que les enfants d’aujourd’hui pourraient être la première génération à avoir une moins bonne santé et une durée de vie plus courte que leurs parents, nous devons être audacieux», explique Diego Marchese, chef de la direction par intérim et vice-président de l’organisme.

Depuis 1979, le nombre d’enfants canadiens souffrant d’obésité a triplé, et près de un enfant sur trois est en surpoids ou obèse. «L’impact sur les familles est souvent destructeur ou perturbateur, affirme le Dr Tom Warshawski, président de la Childhood Obesity Foundation. Les parents aiment leurs enfants et veulent qu’ils s’épanouissent, mais le marketing persuade ces derniers qu’ils veulent de la malbouffe et des boissons sucrées. Cette persuasion est en partie responsable de conflits entre les enfants et les parents. Les enfants réclament ces produits.»

Depuis dix ans, l’industrie de l’alimentation et des boissons a établi ses propres normes et a autoréglementé ses activités de commercialisation dans le cadre de l’Initiative canadienne pour la publicité sur les boissons et les aliments destinée aux enfants (IPE). La Fondation estime que le programme n’est pas obligatoire et les critères nutritionnels ne sont pas assez sévères.

Les recherches de la Dre Potvin Kent révèlent des lacunes importantes dans l’approche de l’IPE et ses critères, en raison du fort volume de publicité pour des boissons et des aliments visant les enfants et les jeunes. Les trois quarts des annonces de produits malsains vues par les enfants et les jeunes proviennent d’entreprises qui participent à l’IPE.

STATISTIQUES

  • Le nombre d’achats d’aliments transformés a doublé en 70 ans, représentant 60 % des achats d’aliments dans les familles.
  • Un quart des enfants âgés de 5 à 19 ans consomme des boissons sucrées chaque jour. Une canette de boisson gazeuse contient presque la quantité de sucre quotidienne maximale recommandée.
  • Moins de la moitié des jeunes de 12 à 19 ans consomment au moins cinq portions (le minimum recommandé) de légumes et fruits chaque jour.
  • Jusqu’à 90 % des boissons et aliments commercialisés à la télévision sont riches en sel, en gras ou en sucre.
  • En moyenne, les enfants regardent la télévision environ deux heures par jour et voient de quatre à cinq annonces d’aliments et de boissons par heure.
  • Les enfants et les jeunes canadiens passent près de huit heures par jour devant les écrans.

Pour lire le bulletin complet : coeuretavc.ca/bulletindesante

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