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3 avril 2018 - 09:02

Saint-Antonin et son école primaire

N.D.L.R. La direction se réserve le droit d'abréger certaines lettres. L'opinion exprimée dans cette catégorie n'engage que leur auteur et ne reflète d'aucune façon la position du journal.

«Touche pas à mon école!» Tel est le propos spontané et inquiet tenu, ces derniers temps, de la part d’un grand nombre de parents et de citoyens. Ils ont raison. Une école dans une collectivité, c’est quelque chose de sacré; surtout s’il s’agit d’une école dite primaire; ce mot seul est chargé de sens et de signification. Une école et son éducation, son instruction constitue un lieu d’apprentissage vital et une expérience difficile dans la vie d’un jeune enfant.

Depuis plusieurs années, l’école Lanouette de Saint-Antonin souffre d’un mal chronique qui s’appelle un manque d’espace. Et ce mal n’a pas été bien traité. La Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-loup déposait dernièrement, auprès du ministère de l’Éducation, une demande pour une nouvelle école à Rivière-du-Loup. Selon l’intention ou le plan présumé de la Commission scolaire, une partie de ces espaces nouveaux serviraient à accommoder la situation à l’école Lanouette, puisqu’un certain nombre d’élèves y seraient retranchés et envoyés à cette nouvelle école. Si ce triste raccommodage devait s’avérer, rien n’exclut la possibilité d’une deuxième tranche d’élèves. Et puis après… et pour la suite? …

Enlever de jeunes enfants de leur école, de leur milieu naturel pour les envoyer ailleurs dans une autre école, dans un milieu inconnu ou étranger, est cause de perturbations pour des enfants en bas âge. Ils n’ont pas à subir ce pénible déracinement. Dans les circonstances, deux notions y figurent de manière incontournable : la sécurité et la stabilité vis-à-vis ce vulnérable monde des tout petits. Les parents de Saint-Antonin, appuyés des élus municipaux, ont bien compris cette évidence, cette réalité; d’où l’actuelle levée de boucliers.

L’école Lanouette a un urgent besoin d’être agrandie. Et ce, dans les meilleurs délais. Il faut décider et engager le processus maintenant. La situation depuis longtemps l’exige, le justifie. Pendant ce temps la ville de Rivière-du-Loup, discrète et souriante, s’apprêterait à recevoir sur son territoire, une nouvelle école qui solutionnerait ses manques d’espace en la matière. Tant mieux pour elle. La municipalité de Saint-Antonin en est heureuse. Elle ne doit pas cependant être laissée pour compte. Elle tient à protéger et à additionner les acquis, pas consentir à en soustraire.

Convenons-en : le développement d’un enfant et son éduction primaire, ne sont pas effectivement qu’une affaire d’administration (statistiques, dépenses, coûts, budget, gestion, pronostics). Les parents de Saint-Antonin ont manifestement pris la pleine mesure de cette assertion. La Commission scolaire, au premier chef, doit faire de même.

En conclusion : Une école dans un milieu, c’est la première pierre angulaire sur laquelle se construit le devenir d’un jeune et futur citoyen. Métaphoriquement, c’est la bougie qui éclaire toute une communauté.

 

Léo Paul Dionne

Saint-Antonin

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