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24 décembre 2017 - 06:25

Le mot des Fêtes de Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

À l’invitation d’Info Dimanche, diverses personnalités de la région, tant culturelles, politiques ou d’affaires ont accepté de raconter leur meilleur souvenir de Noël. Voici Noël vu par Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques.

«Noël dans notre imaginaire nous ramène immanquablement à l’enfance, aux cadeaux, aux convivialités et finalement à une pause annuelle propice à une certaine introspection. Moi qui ai la chance de compter sur plus de 60 années de vie, je peux affirmer d’expérience que malgré une évolution contextuelle marquée, les rapports entre individus ou dans la société sont encore les mêmes.

Je me rappelle fin des années 1950 et du début des années 1960, où le clergé catholique régnait en maitre sur les âmes et les consciences. Une réputation ou une dérogation à l’ordre établi pouvaient être démonisées aussi bien que le fait Facebook aujourd’hui. Je me rappelle aussi de la frustration qui m’habitait quand mes parents faisaient étalage de leur grande expérience pour démontrer quelque chose que ma justice d’enfant ne pouvait accepter.

Maintenant c’est moi qui utilise ce stratagème un peu douteux pour les mêmes raisons et il est amusant de voir dans leurs regards ou leurs ripostes les mêmes sentiments que je vivais dans le temps. Comme quoi ça ne change pas tant que ça. Il n’en reste pas moins que cet intermède annuel, dans la période où la noirceur est à son paroxysme, est une occasion de repos, de réconciliation, entre membres de la même famille, entre vieux amis ou entre collègues. Il faut profiter de cette noirceur pour allumer des lumières sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous distancie, sur ce qui nous permet de construire au lieu de démolir. Célébrons nos cœurs d’enfant. Revenons à l’émerveillement qui nous habitait dans notre enfance, c’est là que tout commence.»

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