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14 décembre 2017 - 10:30 | Mis à jour : 12:22

Constantino Noël déclaré coupable d'action indécente à Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Constantino Noël, le fils de Paolo Noël et résident de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie, au Kamouraska, a été déclaré coupable de l’accusation d’action indécente dans un lieu public qui pesait contre lui le 14 décembre au palais de justice de Rivière-du-Loup. M. Noël a bénéficié d'une absolution conditionnelle de la part du tribunal.  

L’homme de 51 ans était accusé de s’être montré les parties génitales sous une cabine dans une salle de bains publique du Centre commercial Rivière-du-Loup, le 4 aout dernier. L'absolution conditionnelle signifie que Constantino Noël n'aura pas de dossier criminel. Il devra néanmoins respecter plusieurs conditions. Il doit garder la paix et avoir une bonne conduite sur une période d'un an, ainsi que de se rapporter à un agent de probation. Il lui est aussi interdit d'entrer en contact avec la victime. Contrairement aux demandes de la Couronne, il peut toujours visiter les toilettes du Centre commercial et il n'a pas à faire un don à un organisme communautaire. 

Le juge Denis Paradis a concédé que l'accusé n'avait pas d'antécédents criminels, qu'il bénéficiait déjà d'un suivi psychologique (de son propre gré) et que cette affaire avait causé un battage médiatique important qui a eu un impact sur sa vie ainsi que sur sa famille et ses proches.

ÉVÈNEMENTS

Rappelons que les évènements survenus dans une salle de bains du Centre commercial Rivière-du-Loup avaient été enregistrés par la victime, un homme âgé de 27 ans, à l’aide de son téléphone cellulaire. L’accusé était facilement reconnaissable dans cet extrait.

Le juge Denis Paradis a fait valoir que le tribunal n’a pas cru la version de l’accusé. «Certes, les versions sont totalement différentes, voire diamétralement opposées, pour utiliser les termes du procureur de la défense».

Le magistrat a souligné que le témoignage de Constantino Noël ne tenait pas la route puisqu’il se sentait mal et avait la diarrhée lorsqu’il était à la salle de bains. Selon le juge, il n’était pas dans un état d’esprit pour s'adonner à des activités sexuelles. «Il est également invraisemblable de penser qu’il ‘’voulait faire du bien au monsieur’’». Toujours selon le verdict rendu par le juge, le fait qu’il n’ait pas mentionné aux policiers, lors de sa déclaration, que la victime avait effectué un geste de masturbation sous la cabine, a nui à sa crédibilité. Il a amené cet élément seulement pendant son procès.

«Le fardeau de preuve a été rempli par la Couronne. Le témoin a été solide et bénéficie d’une grande crédibilité. La rapidité de la dénonciation y a également contribué», ajoute le juge Paradis.

Lors des plaidoiries de l’avocat de la défense, Me Normand Morneau-Deschênes, a argumenté en faveur de l’acquittement de son client, argüant que la conduite de l’autre personne dans la cabine voisine aurait pu laisser croire à son consentement. Selon sa version, la victime, un employé du centre commercial, aurait invité Constantino Noël d'un geste de la main et aurait participé à cette «activité» en caressant l'accusé pendant quelques secondes. Le juge n’a pas retenu cette version des faits, qui a été contredite également par la victime. 

De son côté, la procureure de la Couronne, Me Marie-Laurence Rondeau a tenu à rappeler que l’accusé a commis un acte indécent, dans un endroit public, et ce, sciemment et volontairement. «L’accusé a lui-même admis que l’autre personne aurait pu être un mineur (…) Je ne vois pas comment un jeu sur un téléphone cellulaire peut ressembler à des sons de masturbation. Pourquoi prendre une vidéo de quelqu’un si on l’a invité à nous toucher? La victime ne voulait pas participer à ce geste», a-t-elle complété.

Collaboration : Marc-Antoine Paquin

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