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14 octobre 2017 - 11:34 | Mis à jour : 15 octobre 2017 - 09:30

L'alcool au volant cause deux accidents dans la région

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

La nuit de vendredi à samedi a été particulièrement mouvementée alors que les services d'urgence ont été appelés à intervenir pour deux accidents distincts à Saint-Alexandre et Rivière-du-Loup. Les deux hommes impliqués ont décidé de prendre le volant même s'ils étaient intoxiqués par l'alcool. 

Décidément, le message de prudence et de vigilance ne passe toujours chez certains conducteurs. Heureusement, personne d'autre n'a été blessé dans ces deux collisions qui auraient pu avoir des conséquences bien plus graves. 

Le premier accident est survenu sur le rang Saint-Charles à Saint-Alexandre-de-Kamouraska vers 22 h 30 le 14 octobre. Un homme de 40 ans, seul à bord de son véhicule, a effectué une sortie de route suivie de plusieurs tonneaux. Il a terminé sa course dans le fossé. À l'arrivée des premiers témoins et des pompiers de la KamEst, le conducteur était assis sur la banquette arrière de la voiture accidentée.

Les traces de dérapage sur la chaussée indiquent que la voiture circulait en direction de Saint-Antonin avant la perte de contrôle. Les pompiers de la KamEst se sont affairés à stabiliser le véhicule pour faciliter le travail des services d’urgence. 

«Des prises de sang ont été effectuées sur le blessé. Il a subi des blessures légères. Il pourrait être accusé de conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool», complète Daniel Thibodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec. 

RIVIÈRE-DU-LOUP

Une seconde collision est survenue sur le pont d'Amours de la rue Saint-Magloire, qui permet de faire la jonction de la rue Témiscouata au-dessus de la rivière à Rivière-du-Loup vers 3 h 15 dans la nuit du 14 octobre. «Le véhicule qui circulait en direction nord est entré en collision avec un trottoir de ciment, ce qui a fait éclater son pneu. Il a poursuivi sa route sur une centaine de mètres malgré tout», explique Daniel Thibodeau de la SQ. Des passants ont alerté les services d'urgence en voyant la situation.

Constatant que le conducteur était sous l'influence de l'alcool, les policiers de la SQ ont procédé à son arrestation. Ce jeune homme de 17 ans originaire de Saint-Antonin pourrait lui aussi faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies. Par chance, un seul véhicule a été impliqué dans cet accident et il a été remorqué à la suite de l'impact. 

CONSÉQUENCES ET LOI

Selon le Code criminel, prendre le volant alors que sa capacité de conduire est diminuée par l'alcool, la drogue ou une combinaison des deux est une infraction criminelle, au même titre que de conduire en dépassant la limite permise d'alcool dans le sang de 80 mg par 100 ml de sang (0,08). On parle alors de conduite avec facultés affaiblies. La quantité d’alcool consommé n’est pas toujours décisive. C'est plutôt la capacité de conduire qui est en jeu.

«Une personne peut donc avoir seulement 50 mg d’alcool par 100 ml de sang et ne pas être en état de conduire. Même la fatigue ou le stress, combinés à l’alcool ou à une drogue, peuvent diminuer la capacité de conduire au point de rendre le comportement illégal», rappelle Éducaloi. De plus, il est totalement interdit aux personnes de moins de 22 ans de conduire après avoir bu de l'alcool. 

Voici un exemple de conséquences pour une première infraction en matière de conduite avec les facultés affaiblies, selon la Société de l'assurance automobile du Québec : 

  • Suspension immédiate du permis : 90 jours
  • Amende : minimum de 1 000 $
  • Casier judiciaire
  • Révocation du permis : 1 an ou 3 ans
  • Programme d’évaluation et de réduction du risque de conduite avec les capacités affaiblies
  • Antidémarreur éthylométrique

Évidemment, on peut remarquer une gradation des peines selon le nombre d'offenses. Le traitement de chaque dossier et l'individualisation des peines peut les faire varier lors du passage des accusés devant le juge au palais de justice. 

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