Publicité
7 avril 2017 - 09:37 | Mis à jour : 09:41

Résidence Sainte-Hélène : l’accusée jure qu’elle n’a pas été violente

Sylvie Dumais, une préposée aux bénéficiaires accusée de voies de fait contre deux femmes âgées, a nié en bloc les incidents relatés par plusieurs témoins depuis le début de son procès.

La dame en question a affirmé être préposée aux bénéficiaires depuis 2009, d’abord dans une résidence de Saint-André, puis à la Résidence Sainte-Hélène depuis 2013. Son emploi s’est terminé après l’incendie de la résidence en février 2016 et la fermeture définitive suite aux accusations déposées contre elle et deux autres personnes qui subiront leurs procès ultérieurement. Mentionnons qu’elle a dit qu’elle travaillait à titre de préposée depuis le 24 janvier dernier à la Résidence Reine Antier de Rivière-du-Loup, précisant que le propriétaire était au courant du fait qu’elle subissait un procès pour voies de fait contre deux personnes âgées.
Défense

Concernant un événement où elle aurait donné une claque derrière la tête d’une présumée victime, Sylvie Dumais a assuré qu’il était impossible qu’elle se soit trouvée dans la cuisine, puisqu’elle donnait des bains durant ces heures-là.

Elle a aussi mentionné qu’elle n’avait pas forcé une résidente à se coucher en la déshabillant de force, mais que c’était plutôt l’autre préposée, qui a témoigné de cette affaire, qui aurait donné une claque sur la main de la dame.

Sylvie Dumais a aussi témoigné qu’elle n’avait pas empoigné la tête d’une présumée victime en la brassant de gauche à droite, mais qu’elle lui avait plutôt replacé les lunettes dans le visage.

Quant aux incidents faisant référence à un geste violent pour rasseoir les aînées, l’accusé a déclaré qu’elle n’avait pas été violente, mais qu’elle voulait éviter que la dame chute. Si elle parlait fort, c’est parce que les personnes âgées ont tendance à être sourdes, a-t-elle répété souvent.

L’accusée a expliqué qu’une présumée victime avait aussi pleuré et dit « ayoye » parce qu’elle effectuait un curage rectal pour l’aider à régler un problème de constipation.

Elle a terminé en disant : « Je jure que je n’ai rien fait et j’étais là pour les protéger », en parlant des personnes âgées.

AUTRE TÉMOIGNAGE

Plus tôt en après-midi, une infirmière du CHSLD de Saint-Alexandre a décrit l’état d’une des deux présumées victimes à son arrivée au CHSLD au printemps 2015. Elle a dit entre autres qu’elle pesait 80 lbs, alors qu’elle pèse aujourd’hui 124 lbs, et que les premiers jours de son arrivée, elle avait le réflexe de reculer sa tête quand quelqu’un s’approchait. Ce geste a cessé après deux ou trois jours.

Collaboration spéciale : Stéphanie Gendron, leplacoteux.com

 

Publicité

Commentez cet article