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24 mars 2017 - 15:43 | Mis à jour : 16:18

Un voleur récidiviste s’introduit dans quatre résidences du KRTB

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Éric Bernier était de retour le 24 mars au palais de justice de Rivière-du-Loup. Entre 2015 et 2016, il s’est introduit dans quatre résidences privées en plein jour pour dérober des sommes d’argent et des biens, notamment à Sainte-Hélène-de-Kamouraska, Saint-Louis-du-Ha ! Ha!, La Pocatière et Saint-Pacôme. Il risque entre 3 et 5 ans d’emprisonnement.

L’accusé âgé de 49 ans a plaidé coupable en novembre dernier à 13 dossiers comprenant des accusations de voies de fait armées sur un enfant, vol, introduction par effraction et recel. «Lors d’une perquisition à son domicile, les policiers ont trouvé des objets volés, et des armes, alors qu’il était sous le coup d’une interdiction d’en posséder», a expliqué la procureure de la Couronne, Me Manon Gaudreault. Cette dernière a décrit le sous-sol de l’accusé comme une caverne d’Ali Baba de biens volés. Des produits du Salon Jean, de même que des couteaux volés au magasin Walmart, de la vieille monnaie et des hélicoptères du magasin La Source ont été retrouvés à sa résidence. Un enfant a été appelé à témoigner et a confirmé qu’il avait vu le vol d’Éric Bernier au magasin La Source. L’accusé, qui fait face également à des accusations de voies de fait armées, aurait mis un couteau à la gorge et pointé une arme à feu en direction de ce même mineur.

Éric Bernier a même eu l’audace de commettre une fraude au Canadian Tire en retournant une machine à pression volée qui s’était brisée pour en recevoir une neuve gratuitement.

TÉMOIGNAGE

Une victime de ce voleur, Berthier Santerre, résident de Sainte-Hélène-de-Kamouraska, s’adonnait à des travaux à l’extérieur lors que l’accusé s’est introduit chez lui. L'accusé est reparti de la résidence avec une valise de dépôt contenant plus de 12 000$, selon les propriétaires. «Après qu’on se soit fait voler, le lendemain, quand on s'en est rendu compte, on a appelé les policiers. On avait les images des caméras mais ce n’était pas clair. (...) Les policiers ont enquêté sur les employés, les amis proches, la famille. Tous ces gens-là se sont quasiment fâchés après nous. Ça brise toutes les relations. On se méfie de tout le monde pendant l'enquête. On ne les a pas vraiment accusés, ce sont les policiers qui ont fait le tour et qui ont enquêté pour savoir ce qui se passait», explique-t-il. M. Santerre n’a pas espoir de revoir la couleur de cet argent. Il souhaite que la juge opte pour la peine de cinq ans d’emprisonnement demandée par la procureure de la Couronne. Même si les introductions par effraction n’étaient pas violentes, elles ont laissé des traces émotionnelles chez les victimes, et brisé des relations, estime Me Gaudreault.

 ANTÉCÉDENTS

Depuis 1988, Éric Bernier a été sentencié pour 52 introductions par effraction, totalisant 10 ans de peines de prison. En 2002, alors qu’il était en thérapie à Trois-Rivières pour régler son problème de consommation et de vols, il a commis des crimes de même nature lors de ses sorties les fins de semaine. La Couronne l’a décrit comme un récidiviste, un voleur de grand chemin.

«Le modus operandi est le même. Il entre dans les maisons pendant que les gens jardinent, passent la tondeuse, que la porte est débarrée», illustre Me Manon Gaudreault. Elle demande un total de cinq ans d’emprisonnement, afin de protéger la société et souhaite que l’accusé fasse sa réhabilitation à l’intérieur des murs d’un pénitencier fédéral.

De son côté, le procureur de la défense, Jean-Philippe Lanthier a fait valoir que le père de l’accusé, gravement malade, ainsi que ses enfants, lui rendent visite en prison. Selon lui, une peine d’emprisonnement au provincial de deux ans moins un jour, en tenant compte de 16 mois déjà purgés, lui permettrait de garder le contact avec eux. «Depuis qu’il a appris que son père va mourir d’ici un à deux ans, mon client a eu une prise de conscience», a-t-il expliqué. Me Lanthier estime également que le plaidoyer de culpabilité d’Éric Bernier est un facteur atténuant. La juge Janick Poirier rendra sa décision sur la peine imposée à l’accusé le 22 juin prochain.

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6 réactionsCommentaire(s)
  • photo
    tres très bonne idée de publier sa photo
    y va peut être enfin comprendre....
    quand tout le monde va le reconnaitre...

    jen - 2017-03-26 11:29
  • Y a-t-il une photo disponible de lui à quelque part pour savoir de qui se méfier quand on va tondre notre gazon...

    Louperivois inquiet - 2017-03-25 12:07
  • La peine de mort?????????
    Dire ça anonymement c'est facile.

    René Lapointe - 2017-03-25 06:47
  • C'est un gars qui na toujours pas comprit.

    Lulu - 2017-03-24 22:42
  • MAis on attend quoi??? Un récidiviste. Y a rien compris de la.vie ce gars la..... on donne des sentences bonbons. Moi je me demande que devrions-nous faire..? On rétablit la peine de mort??? Car il ne sert pas grand chose a la société maintenant ...qu'en pensez vous?

    Rene - 2017-03-24 19:50
  • C'est la journée que son père l'a pris a voler dans son propre commerce qu'il aurait du être avoir une prise de conscience. Il plume tout le monde autour de lui.

    Le plus pro des policiers - 2017-03-24 17:28