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27 juillet 2016 - 12:30 | Mis à jour : 13:51

Décès à Saint-Alexandre : le cellulaire parmi les causes

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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L’accident ayant causé le décès de Florilda Castonguay le 29 novembre à Saint-Alexandre-de-Kamouraska aurait été causé notamment par une distraction du conducteur par un téléphone cellulaire, a conclu la coroner Renée Roussel. Cette dernière recommande d’ailleurs une législation encore plus sévère pour venir à bout de ce fléau. 

« Le conducteur s’occupait de son passager avant, semble-t-il, mais il y a lieu de croire que son téléphone cellulaire l’accaparait également », écrit Mme Roussel dans son rapport d’investigation. 

Florilda Castonguay, une femme de 75 ans, a perdu la vie tragiquement alors qu’elle effectuait sa marche habituelle dans les rues de son quartier en après-midi, le 29 novembre. Elle s’est fait heurter à moins de 30 km/h par une voiture venant derrière elle sur la rue du Rocher, près de l’intersection avec la rue des Merisiers. Selon la Sûreté du Québec, la victime présentait de nombreuses lésions majeures à l’arrivée des paramédics. Elle a plus tard succombé à ses blessures au Centre hospitalier régional du Grand-Portage (CHRGP). 

AUTRES FACTEURS

En plus de la distraction du conducteur, la coroner Renée Roussel attribue l’accident à d’autres facteurs, dont l’absence de trottoirs dans le secteur. « S’il y en avait eu, Mme Castonguay ne serait pas promenée dans la rue et l’accident ne se serait pas produit. Malheureusement, les trottoirs sont devenus des installations plutôt rares dans les municipalités », note-t-elle, soulignant également que Mme Castonguay aurait dû faire face à la circulation automobile lors de sa marche. 

CHANGEMENTS DEMANDÉS 

Dans son rapport d’enquête, Renée Roussel affirme qu’il faut trouver le moyen d’empêcher totalement l’utilisation du cellulaire au volant ou même celui des systèmes mains libres. La simple interdiction et les conséquences dissuasives actuelles ne suffisent pas, estime-t-elle.

« J’en viens à penser qu’il faudra probablement des solutions technologiques (brouillage des ondes cellulaires à bord des véhicules) plutôt qu’éducatives pour venir à bout du danger que cela représente à moins que les mentalités et la législation finissent par évoluer. »

 

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