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6 juin 2016 - 15:55 | Mis à jour : 17:01

Justice en bref: stupéfiants, pornographie juvénile et agressions sexuelles

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Trois procès concernant de la production de stupéfiants, de la pornographie juvénile et des agressions sexuelles se déroulaient au cours de la semaine au palais de justice de Rivière-du-Loup.

Le procès de Claude Leblanc, accusé entre autres d’agression sexuelle en était toujours à l’étape du contre-interrogatoire de la présumée victime, mené par l’avocat de la défense, Pierre Gagnon, lundi. Ce dernier cherche à soulever les failles et les contradictions dans son témoignage et à les porter à l’attention du jury. Il est à noter que ce procès est prévu pendant deux semaines devant un jury de 12 personnes.

PRODUCTION DE STUPÉFIANTS

Un homme de Pohénégamook âgé de 55 ans était accusé de deux chefs relatifs à de la production et à de la possession dans le but de faire du trafic de cannabis pour des évènements survenus en octobre 2010.

Possédant un mandat de perquisition, les policiers de la Sûreté du Québec sont entrés dans sa résidence de la rue Principale à Pohénégamook par la porte arrière déverouillée et y ont trouvé un total d’environ 150 grammes de cannabis dans des sacs de plastique situés dans la cuisine et le garage.

Ils ont également trouvé au sous-sol de la résidence 3 plants en production, ainsi que du matériel servant à faire la culture de cannabis. Les agents sont par la suite tombés sur deux barils contenant environ 10 kg de cannabis au total. Après cette perquisition, un mandat d’arrestation a été lancé contre le propriétaire de la résidence.  

Cette dernière était aussi occupée par deux chambreurs lors de cette période. La juge Louise Gallant a considéré que les preuves circonstancielles fournies par la Couronne ne permettaient pas de prouver la culpabilité hors de tout doute raisonnable de l’accusé. «La possibilité qu’il ait accès à la production ne veut pas dire qu’il en faisait la culture. Être propriétaire ou occuper les lieux n’établit pas sa participation hors de tout doute raisonnable», a-t-elle souligné.

L’accusé a été acquitté de production dans le but de faire du trafic de cannabis, mais a été condamné sur le 2e chef d'accusation de possession de stupéfiants. Il possédait des antécédents en semblable matière pour lesquels il avait purgé 15 mois de prison dans les années 1990. La sentence dans ce dossier sera rendue le 9 aout.

PORNOGRAPHIE JUVÉNILE

Marco Caron, arrêté à Dégelis le 23 mars pour possession, accès et distribution de pornographie juvénile entre le 30 janvier et le 22 mars 2016, a été déclaré coupable le 3 juin sur ces trois chefs. Il sera de retour en cour le 27 octobre pour connaitre la peine qui lui sera imposée.

À sa résidence de la rue Principale à Dégelis, la Sûreté du Québec avait effectué une saisie du matériel informatique du suspect, qui contenait plus de 2 000 fichiers considérés comme de la pornographie juvénile.

 

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