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3 novembre 2017 - 06:02 | Mis à jour : 10:24

Jean-Pierre Rioux sollicite un 5e et dernier mandat à Trois-Pistoles

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le maire sortant de Trois-Pistoles sollicite un 5e et dernier mandat à la mairie. Il souhaite pour ces dernières quatre années concrétiser des projets amorcés comme la Maison Martin-Matte et laisser la Ville en bonne santé financière pour ses successeurs.

«Je veux aider l’Éveil des Basques financièrement et politiquement pour réaliser ce projet qui s’adresse aux personnes avec une autonomie très réduite», souligne M. Rioux.

Il veut s’assurer que le traversier qui relie Trois-Pistoles aux Escoumins sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent sera en bon état pendant au moins huit ans après son mandat. Pour ce faire, il soumettra une demande d’aide financière dans le cadre de la Stratégie maritime du gouvernement du Québec afin de maintenir les 26 emplois qui en découlent.

«Il faut aussi prévoir des réparations sur la rue Notre-Dame Ouest pour l’aqueduc. Cela va prendre 7 ou 8 ans avant de voir une pelle mécanique, mais il faut établir un plan définitif et prévoir les couts. Ça prend toujours une théière de prête sur le réchaud dans le domaine municipal», explique le maire sortant Jean-Pierre Rioux.

COMPLEXE HÔTELIER

S’il est élu pour un 5e mandat, M. Rioux souhaite la construction d’un complexe hôtelier d’une cinquantaine de chambres au coin des routes 132 et 293 à Trois-Pistoles. «C’est un projet de plus de 10 M$ qui devrait voir le jour entre 2018 et 2019. Nous travaillons avec le promoteur depuis deux ans. Il nous faut les autorisations du ministère de l’Environnement pour la caractérisation des sols et de la MRC des Basques», précise-t-il. À terme, ce projet consisterait en une mini halte-routière à mi-chemin entre Rivière-du-Loup et Rimouski. On y retrouverait aussi une station-service, et un emplacement de restauration rapide. Une salle de réunion pouvant accueillir de 200 à 300 personnes est aussi dans les plans.

DÉVELOPPEMENT ?

«Trois-Pistoles est un secteur urbain. Il faut offrir des services et être capable de recevoir les gens chez nous. Il y a un gros manque par rapport à l’hébergement. Cela pourrait faire rouler l’économie de la municipalité 12 mois par année. Notre population est vieillissante, il faut prévoir des activités pour ces personnes là. Les spectacles offerts dans notre église reconnue par le ministère du Patrimoine du Canada permettent de développer ce côté», complète M. Rioux.

Ce dernier sent d’ailleurs le renouveau s’installer dans le milieu pistolois avec l’arrivée de différents entrepreneurs qui ont pignon sur rue, comme la microbrasserie le Caveau des Trois-Pistoles. «Il y a deux jeunes sur le conseil municipal, c’est la relève. Il faut qu’ils occupent des postes de responsabilités. Pour attirer les jeunes, ça passe par la création d’emplois et l’accès à la propriété qui est abordable à Trois-Pistoles», souligne M. Rioux. Selon lui, pour préparer la relève, il faut laisser de l’espace pour que les jeunes prennent leur place. 

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