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26 mai 2018 - 06:53

Mériem Dehbi-Talbot s’illustre lors d’un concours international de cinéma

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

La cinéaste Mériem Dehbi-Talbot, originaire de Notre-Dame-du-Portage s’est démarquée à l’international en voyant l’un de ses courts-métrages, intitulé «SOS Poutine», sélectionné parmi les trois meilleurs films au Canada du concours international Nespresso Talents 2018. Cette année, 1 800 films ont été soumis.

«C’est un concours international qui a aussi un volet national. J’ai vu le thème de cette année, j’ai regardé ce qui s’était fait les années précédentes et j’ai décidé à la dernière minute que j’allais participer. J’ai réalisé mon film en une journée de tournage à Montréal, ça m’a couté 10 $. J’ai été aidée par des amis et par mon frère», explique Mériem Dehbi-Talbot.

Son classement parmi les trois meilleurs courts-métrages au Canada lui a valu une bourse de 1 000 Euros et une invitation officielle au Festival du film de Toronto dans le cadre des talents émergents.

Lors du Festival de Cannes, les noms des gagnants nationaux de chaque pays participants ont été annoncés, permettant à la cinéaste de Notre-Dame-du-Portage de bénéficier d’une visibilité importante. «Je l’ai fait pour me donner un défi, je ne m’attendais vraiment pas à être sélectionnée, mais c’est très encourageant pour la suite», précise-t-elle.

Le concours Nespresso Talents exigeait que les films soumis soient tournés entièrement à la verticale, une contrainte qui a stimulé la créativité de Mériem Dehbi-Talbot. Le thème à exploiter était de partager les histoires de femmes qui font une différence au quotidien. «Tourner la caméra sur le côté, ça permet de porter plus attention à l’action, ça apporte un coté plus poétique. Je cherchais quoi faire pour le concours et j’ai décidé de suivre une de mes amies à Montréal pendant une journée, alors qu’elle était un peu lendemain de veille», explique-t-elle. L’artiste cherchait ainsi à illustrer la solidarité féminine dans l’amitié. La journée s’est terminée autour d’une bonne poutine.

PASSION POUR LE CINÉMA

Mériem Dehbi-Talbot a toujours eu une passion pour raconter des histoires. Au secondaire, avant l’arrivée des téléphones intelligents, elle s’était acheté une caméra vidéo pour documenter ses histoires avec ses amis. Alors qu’elle travaillait au terrain de jeu de Notre-Dame-du-Portage, elle s’amusait à faire des films avec les jeunes. Elle s’est ensuite dirigée en journalisme au Cégep de Jonquière, puis en Media Production à Ryerson University de Toronto. «J’ai eu un déclic en 2014 lorsque j’ai a réalisé un court-métrage dans le cadre d’un cours sur le  documentaire à Toronto», raconte-t-elle. Cette dernière a par la suite réalisé un court-métrage de 26 minutes de fiction pour sa thèse de fin de baccalauréat. C’est à ce moment qu’elle a su qu’elle voulait continuer à raconter des histoires professionnellement. Elle n’a jamais arrêté depuis.

Après s’être impliquée comme bénévole au Festival du film de Toronto, y avoir été invitée après sa participation au concours Nespresso Talents, Mériem Dehbi-Talbot a un objectif très clair en tête : faire partie de la sélection officielle d’ici quelques années.

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