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29 janvier 2017 - 06:58

Nouveau souffle pour l’École de musique Alain-Caron

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

L’École de musique Alain-Caron (ÉMAC) se remet sur les rails tranquillement, mais surement depuis l’arrivée de sa nouvelle directrice, Marie Pelletier, en juillet 2016. La crise interne qui avait ébranlé l’institution s’estompe peu à peu et laisse sa place au développement.

Depuis l’automne dernier, une antenne de l’ÉMAC a été installée à Trois-Pistoles, afin de desservir la région des Basques en cours de musique pour les jeunes. L’objectif d’inscriptions, dès sa création, a été fixé à 20. Ce sont finalement 24 élèves qui sont suivi des cours de guitare, piano, clarinette et chant. Les percussions ont été ajoutées à l’offre de services pour l’hiver.

«C’est issu d’une collaboration avec l’école secondaire de Trois-Pistoles qui nous prête ses locaux, la Ville de Trois-Pistoles et la MRC des Basques», explique la directrice de l’ÉMAC Marie Pelletier.

L’École continue de soutenir sa mission, soit de rendre accessible pour tous les cours de musique dans la MRC de Rivière-du-Loup. Par ailleurs, l’organisme souhaite créer une fondation prochainement afin d’offrir des bourses aux élèves qui n’ont pas les moyens financiers de suivre une session complète de cours. «Selon les revenus familiaux, on s’entourera de partenaires durables, et la fondation nous permettra d’offrir des bourses à certains enfants pour s’assurer qu’ils ont accès à des cours de musique», complète la directrice. Selon elle, l’apprentissage d’un instrument dès le jeune âge favorise l’acquisition des connaissances d’autres matières. La dynamique d’autofinancement permet à l’organisme sans but lucratif de redistribuer les surplus générés par les revenus en achat d’instruments, en bourses et en mettant en place divers projets de développement.

La directrice de l’ÉMAC souhaite que le nombre d’étudiants aux installations de Rivière-du-Loup passe de 250 à 400 d’ici trois ans, avec la nouvelle administration.

CRISE

À la suite de la crise survenue le printemps dernier à l’ÉMAC, environ 80 élèves avaient quitté les bancs, en suivant leurs professeurs. Les efforts sont désormais déployés afin de rétablir la crédibilité de l’école, à l’aide de projets porteurs et de partenariats avec le milieu. «On souhaite développer des collaborations avec les Vivaldistes du Grand-Portage, le Cégep de Rivière-du-Loup, les commissions scolaires, pour permettre la tenue d’activités parascolaires et dans les garderies», explique Mme Pelletier. Il est également impératif pour cette dernière de faire preuve de constance, de transparence et d’équité dans les décisions, afin de rétablir la confiance du personnel à l’interne.

La tenue d’activités d’expérimentation instrumentale lors des camps de jour partout dans la MRC de Rivière-du-Loup était une première approche de projets porteurs pour la jeunesse. L’ÉMAC compte bien récidiver avec cette formule cette année, tout en gardant en tête sa mission : une plus grande accessibilité à la musique, pour tous.

 

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