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28 août 2016 - 07:32

Chiens de guerre : un film à voir!

Jo-Annie Lagacé

Par Jo-Annie Lagacé

Chaque soldat américain trimballe sur lui 17 500$ en équipement militaire lorsqu’il va combattre. Multipliez cette somme par le nombre d’effectif déployé au front et vous avez là une opportunité d’affaires incroyable pour quiconque est assez rusé pour décrocher un appel d’offres de l’armée américaine.

Le film « Chiens de guerre » raconte l’histoire vraie de deux amis d’enfance qui se retrouvent après plusieurs années. Alors que David tente de gagner sa vie en revendant des draps de qualité, Efraïm l’initie à l’univers autrement plus payant des marchands d’armes. Se promettant d’être des chiens de guerre, c’est-à-dire de ne jamais avoir à mettre les pieds en zones de conflits, les deux jeunes hommes parcourent sans arrêt le site du Département de la Défense des États-Unis à la recherche des plus petits appels d’offres, délaissés par les grands joueurs. Rapidement, ils dénicheront un contrat leur rapportant des milliers de dollars. Malgré eux, David et Efraïm devront se rendre en Jordanie afin de livrer eux-mêmes les armes en Irak.

Fiers de ce succès, ils décident de soumissionner sur le plus important mandat vu à ce jour : celui d’approvisionner la totalité des troupes en Afghanistan. Une entente de 300 millions de dollars américains qui leur permettra de devenir riches et de s’imposer en tant que marchands d’armes. Mais l’appât du gain est fort et ils apprendront à leurs dépends qu’on ne rigole pas, ni avec les trafiquants d’armes ni avec le gouvernement américain.

L’histoire avait fait couler beaucoup d’encre aux Etats-Unis en 2007. Les tabloïds se demandant comment deux jeunes hommes de Miami, à peine entrés dans la vingtaine avaient pu parvenir à mettre la main sur un contrat d’une telle ampleur pour l’armée américaine. Mis au fait de l’histoire des deux américains, le réalisateur Todd Phillips (celui derrière les films Lendemain de veille) a saisi l’opportunité d’adapter l’histoire au grand écran, modifiant au passage certains détails pour les besoins cinématographiques.

À la base une comédie, le film traite d’un sujet tout de même sérieux et d’enjeux importants. Il est intéressant de se rappeler les dessous de la guerre et de prendre conscience de l’industrie qui s’y rattache et des millions dépensés en artillerie et en équipement militaire. Au-delà même de l’histoire, un point fort du film est qu’il n’est pas tombé dans la propagande anti-islamique, pro-guerre et pro-armement. La présence de Jonah Hill, dans le rôle de Efraïm Diveroli permet d’apporter une certaine légèreté au film, un côté bigarré drôlement intéressant. « Chiens de guerre » est sans conteste un film à voir!

 

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