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7 février 2018 - 14:39

Syndicat Unifor : ALÉNA, papier journal et bois d’œuvre

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor, était au Best Western Plus Hôtel Levesque de Rivière-du-Loup le 7 février pour rencontrer une trentaine de dirigeants des sections locales de la région, notamment des travailleurs syndiqués de Papiers White Birch et de plusieurs scieries de bois d’œuvre.

Cette rencontre s’inscrit dans une tournée annuelle pour faire le point sur les dossiers d’actualité dont la négociation de l’ALÉNA, le bois d’œuvre, le papier journal, etc.

M. Gagné a d’abord parlé de Papiers White Birch, dont sa division F.F. Soucy à Rivière-du-Loup, qui est grandement épargnée par le Département du commerce des États-Unis dans sa décision d’imposer des droits compensateurs sur les exportations canadiennes de papier non couché mécanique. Le pourcentage imposé à Papiers White Birch, qui a des usines à Gatineau, Québec et Rivière-du-Loup, est de l’ordre de 0,65 %.

Les autres usines situées dans la province de Québec produisant les papiers visés par la plainte de l’entreprise américaine North Pacific Paper Company (NORPAC) sont Produits forestiers Résolu (Alma, Amos, Baie-Comeau, Clermont et Gatineau) qui s’est vue imposer un pourcentage de 4,42 de même que la compagnie Kruger (Bromptonville et Trois-Rivières) avec des droits compensateurs de 9,93 %.

«Dans une industrie en décroissance, il y a toujours un peu d’inquiétude. Nous attendons une décision sur les droits compensateurs le 9 mars prochain», a mentionné Renaud Gagné.

BOIS DŒEUVRE

Concernant le bois d’œuvre, le directeur québécois du syndicat Unifor a indiqué qu’il n’y a pas que du négatif : «Heureusement que les prix sont au rendez-vous, ils sont excellents. Si on était comme en 2008, ce serait la misère noire. Par contre s’il y avait un ralentissement dans le papier journal, vous savez que l’on utilise des copeaux provenant des scieries, il y aurait alors des conséquences dans les scieries, le transport et les opérations forestières.»

Unifor, qui suit les rondes de négociation de l’ALÉNA à titre d’organisation invitée par le gouvernement fédéral, réitère sa demande envers les négociateurs et le gouvernement canadien afin qu’ils demeurent fermes. «On doit avoir de meilleurs accords. L’ALÉNA dans son état actuel n’est pas un bon accord. Il faut que des dispositions efficaces soient incluses pour la défense des droits du travail afin de tirer les conditions de travail vers le haut dans tous les pays signataires. Il nous faut aussi un bon dispositif de résolution des conflits», a expliqué M. Gagné.

MAIN-D’ŒUVRE

«Ce climat d’incertitude n’aide pas quand vient le temps de recruter de la nouvelle main-d’œuvre. Dès qu’il y a de l’instabilité on a de la difficulté à trouver des gens. Au Québec il va nous manquer 15 000 personnes dans le secteur forestier jusqu’en 2021, pour remplacer des retraites. Effectivement il y a de l’avenir, oui il faut encourager les jeunes à prendre ces emplois-là dans le futur», a poursuivi le porte-parole.

Cette rencontre fut aussi le début de la mobilisation des membres d’Unifor en vue des prochaines élections au Québec. Le syndicat compte bien se faire entendre et présenter ses revendications aux candidats. Dans l’Est du Québec, le syndicat Unifor représente plus de 2 000 travailleurs qui œuvrent principalement dans les secteurs de la forêt, de la transformation de la fibre et manufacturier.

 

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