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28 novembre 2017 - 07:52 | Mis à jour : 11:32

Moulage sous pression AMT : la grève est finie

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

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Réunis en assemblée, les 75 travailleurs affiliés au syndicat Unifor ont finalement entériné dans une proportion de 64% l'entente de principe. Un vote qui met ainsi fin à plus de 200 jours de grève. Le retour au travail de 85 % des syndiqués devrait être effectué d'ici le 18 décembre.

La convention collective est valide quatre ans et demi, mais pourrait être prolongée d'une année à la condition que l'entreprise réalise certains investissements. Les travailleurs syndiqués profitaient d'une augmentation salariale rétroactive moyenne de 2,5% par année en plus d’un bonus de 1000 $ à la signature.

À la centrale syndicale, on reconnait qu'avec une acceptation à 64%, la nouvelle entente ne fait pas l'unanimité. Le directeur adjoint d'Unifor, John Caluori, soutient néanmoins que les syndiqués ont fait des gains salariaux importants.

Au nombre des éléments contenus à la nouvelle entente, notons les nouveaux horaires de travail de 12 heures, l'amélioration au régime des vacances, l'implantation d'un régime de retraite à financement salarial (RRFS), des augmentations salariales de 0,40 $/heure rétroactivement à juillet 2016 et 0,50 $/heure par année par la suite et un ajustement de salaire à la hausse pour les travailleurs de métier.

«Il s'agit d'une recommandation du conciliateur, évidemment toutes nos demandes ne sont pas comblées mais nous sommes convaincus que dans les circonstances, c'était le meilleur moyen de régler le conflit et de tourner la page tout en obtenant certains gains», a expliqué John Caluori, adjoint au directeur québécois.

SAINT-CYPRIEN

Pour le maire de Saint-Cyprien, Michel Lagacé, qui était intervenu à quelques reprises pendant le litige afin de mettre de la pression sur les deux parties, l'heure est au rétablissement du dialogue. «C'est tout un défi de sortir d'un conflit de près de 26 semaines. Les deux parties devront reconstruire les liens de communication, ils devront nettoyer les plaies. Il y a eu des tensions très fortes.»

Pour M. Lagacé cette signature touche donc deux aspects, social et économique. «Social pour la cohésion de notre communauté, c'est particulièrement important. On doit retrouver la fierté d'être au sein d'une entreprise qui produit 70 % des moulages métalliques au Québec et une pièce sur cinq en Amérique du Nord. Quant à l'aspect économique, c'est indéniable, il y aura un impact positif sur notre économie.»

En ce qui a trait au taux de 64 %, le maire de Saint-Cyprien l'explique par une hypothèse qu'il présente comme «toute personnelle» en se questionnant sur les objectifs fixés par le volet national du syndicat aux travailleurs. «Est-ce que c'était atteignable ? C'est normal de fixer des objectifs plus élevés afin d'obtenir ce que l'on souhaite, mais était-ce trop haut ?», s'est-il ouvertement questionné.

Rappelons que la section locale 1044 et les membres de son unité de Moulage sous pression AMT étaient en grève depuis le 10 mai dernier. L'usine d'AMT est située à Saint-Cyprien et fabrique des pièces d'aluminium destinées principalement aux marchés de l'automobile, des véhicules récréatifs, du commercial et du médical.

C'est au terme d'un blitz de négociation survenu au cours des derniers jours que les parties se sont entendues le 22 novembre dernier pour soumettre une recommandation de règlement du conciliateur aux membres du syndicat.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Le maire devrais pas mal plus s'occuper des dossiers qui le concerne. C'est pas un entreprise publique ici c'est privé.si il pense que c'est lui qui a fait dénouer le conflit il se trompe royalement. Les conditions de travail de ces employés on s'en occupe pas fait donc pareil pour les nôtres.

    Citoyen - 2017-11-29 00:23