Publicité
23 novembre 2017 - 09:14

On parle d’exportation à Rivière-du-Loup

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le 22 novembre à l’Hôtel Universel de Rivière-du-Loup, une cinquantaine de personnes ont assisté à un évènement de la série Les Grands exportateurs COREX, édition spéciale ALENA.

Cette activité était organisée par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, Innov&Export PME et la Chambre de commerce américaine au Canada. Des chefs d’entreprises exportatrices de la région et des personnalités du monde des affaires ont tour à tour pris la parole.

René Vézina, chroniqueur au journal Les Affaires et blogueur sur LesAffaires.com, a d’abord animé un panel composé de Stéphanie Poitras, directrice générale d’Aliments Asta (abattoir de porcs) à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, Vincent More, vice-président de Nokomis (sirop d’érable et sucreries) à Trois-Pistoles et Billy O’Connor, président-directeur général d’Artbois JLB (transformation du bois) à Métis-sur-Mer, trois entreprises d’ici qui se démarquent sur l’échiquier international. Ils ont partagé leurs compétences et leur expérience en exportation avec leurs pairs curieux d’en apprendre davantage sur le cheminement à suivre pour se tourner vers les marchés extérieurs.

Par la suite, ce fut au tour de Denis Lebel, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et Érick Duchesne, professeur titulaire et directeur du département de science politique de l’Université Laval, de s’exprimer sur les négociations en cours de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA). La prochaine ronde de négociations de l’ALENA aura lieu en janvier à Montréal entre les représentants du Canada, du Mexique et des États-Unis. «On peut garder espoir, mais il y a beaucoup d’incertitudes à cet effet», a résumé M. Duchesne.

BOIS D’ŒUVRE

«Les États-Unis ne sont pas autosuffisants en bois d’œuvre, ils doivent importer 30 % de leurs besoins, principalement du Canada», a noté Denis Lebel, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec. L’ancien ministre fédéral a précisé que 20 % du bois d’œuvre canadien exporté aux États-Unis vient du Québec, 56 % de la Colombie-Britannique. Celui-ci a ajouté qu’il coute plus cher de produire du bois d’œuvre au Québec qu’en Colombie-Britannique et dans certains états américains en raison du diamètre des billes qui sont plus petites chez-nous. «On a de grands défis, mais on pense que la demande va augmenter malgré tout», a-t-il souligné.

De plus dans le conflit opposant notre pays aux États-Unis, qui pourrait nécessité une action juridique du Canada, les producteurs de bois d’œuvre canadiens seraient possiblement en mesure de récupérer 525 millions de dollars chargés en droits compensateurs. Selon l’accord de 2006, les parts de marché du bois d’œuvre canadien aux États-Unis sont de 34 %. Nos voisins américains souhaitent 28 %. «Si ce pourcentage est atteint, 12 usines devraient fermer dans l’est du Canada», a lancé Denis Lebel.

Publicité

Commentez cet article