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2 avril 2016 - 07:22

Un travailleur sur deux se dit sous-payé

Rivière-du-Loup – Le salaire est un sujet chaud qui ne laisse personne indifférent. Ainsi, selon un sondage CROP-CRHA, près de la moitié des travailleurs estiment ne pas être rémunérés comme ils le méritent.

Alors que les Québécois sont, pour la plupart, à l'aise de discuter de leur salaire avec leur conjoint (83 %) et leur famille (75 %), ils le sont bien moins avec leurs amis (62 %) et leurs collègues (54 %). De manière générale, ce sujet est davantage tabou chez les femmes que chez les hommes alors que les 18-34 ans en parlent plus facilement que leurs prédécesseurs.

SALAIRE DES SUPÉRIEURS

Les Québécois surestiment grandement ce que gagne leur supérieur immédiat. Alors qu'ils croient que le salaire de ce dernier est 2,4 fois plus élevé que le leur, la réalité est plutôt de 1,25 fois, en moyenne. Cet écart tend à augmenter en fonction des niveaux hiérarchiques. 

« À l'opposé, lorsque vient le temps d'estimer la rémunération des PDG, les travailleurs ont plutôt tendance à la sous-estimer», ajoute Manon Poirier, CRHA, directrice générale de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. 

UNE MOTIVATION?

Bien que le salaire puisse générer une certaine force d'attraction auprès des candidats, elle n'a toutefois que très peu d'impact sur la motivation une fois en emploi. « Selon plusieurs études, un boni pourra engendrer un certain degré de motivation, mais à court terme seulement. Il peut également produire l'effet inverse si des attentes sont créées, mais que rien n'est octroyé», explique Mme Poirier.

TRANSPARENCE

Au sein des organisations, une transparence en matière de rémunération permet de réduire l'impression d'iniquité colportée par les rumeurs et les fausses perceptions. Elle devra toutefois reposer sur des pratiques équitables et structurées et une communication adéquate pour susciter des effets positifs.

Alors que plusieurs cherchent à se comparer, plusieurs aspects de la rémunération sont trop souvent négligés. «Les avantages sociaux et les conditions de travail font partie de la rémunération et ont une grande valeur. Pensons aux cotisations de l'employeur au régime de retraite, à sa contribution aux assurances collectives et à la possibilité d'obtenir une prime», soutient Mme Poirier.

Pour consulter les résultats complets des sondages : www.crha.li/1q2Z5Ax

 

 

 

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