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10 mai 2018 - 06:59

L’engagement humanitaire de Dave Bergeron souligné

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le 2 mai dernier, Dave Bergeron de Rivière-du-Loup, infirmier et professeur en sciences infirmières à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), a vu son engagement humanitaire en coopération internationale souligné par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. M. Bergeron, qui est également président de l’organisme Infirmières de l’humanité, a reçu plus précisément le prix Florence - Rayonnement international 2018.

«En 1998, après un an passé comme bénévole au Pérou, j’ai décidé de suivre la formation en sciences infirmières, à Sherbrooke d’où je suis natif», a-t-il précisé. Il s’est installé à Rivière-du-Loup depuis bientôt quatre ans dont trois au cours desquels il a travaillé au KRTB pour l’UQAR.

Après des études au baccalauréat en sciences infirmières et puis en maitrise, il mettra finalement une décennie à se replonger dans l’aide internationale en cofondant, en 2011, Infirmières de l’humanité. Depuis, il s’est impliqué dans différents projets de coopération internationale au Pérou, au Nicaragua et au Guatemala.

L’organisme de bienfaisance Infirmières de l’humanité regroupe différents types de professionnels de la santé qui travaillent bénévolement afin d’augmenter le niveau de santé dans les communautés où il intervient. «Nous sommes trois fondateurs et plusieurs personnes impliquées, d’un peu partout au Québec. Le siège social est à Rivière-du-Loup. C’est agréable de recevoir ce prix, mais on est une équipe et tout le monde le fait bénévolement», a mentionné le travailleur humanitaire.

Dave Bergeron réalise depuis 2013 un projet de recherche doctoral au Pérou dans les communautés rurales andines isolées afin d’évaluer le déploiement des interventions de promotion de la santé buccodentaire. Il est doctorant à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. «Ce que je trouve de plus stimulant d’aller à l’étranger, c’est vraiment le contact avec l’autre. C’est de s’apercevoir qu’une personne qu’on pense qui est tellement différente de nous, que finalement elle est comme nous. De plus, j’apprends beaucoup plus que je donne», a-t-il souligné.

M. Bergeron peut combiner son implication dans l’organisme Infirmières de l’humanité à son projet de recherche doctoral de même que ses responsabilités de professeur et chercheur à l’UQAR. «J’ai deux jeunes enfants, je ne passe plus de longs séjours là-bas. En 2017, je suis allé cinq fois au Pérou et à une autre occasion au Nicaragua. C’est un peu compliqué, mais je peux effectuer des choses pour Infirmières de l’humanité, pour de la recherche et pour une partie de mon travail», a-t-il expliqué.

Cet homme au grand cœur a également développé des collaborations avec des professeurs de différentes universités au Pérou et au Nicaragua pour travailler à la prévention de l’anémie ferriprive chez les enfants et pour développer des interventions de promotion de la santé mieux adaptées à la réalité des communautés rurales. «Il faut toujours être très humble dans ce qu’on fait à l’international. Depuis sept ans à œuvrer là-bas, on voit changer des choses sur le terrain, mais il ne faut pas penser que l’on va changer le pays», a-t-il ajouté.

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec souligne également que Dave Bergeron s’est découvert un gout pour l’enseignement. Il s’est aussi tourné vers la recherche lors de sa maitrise en gestion de la douleur chronique. Ses résultats l’ont amené à un comité du projet AGIR et à donner des formations dans des GMF.

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