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11 avril 2018 - 15:35 | Mis à jour : 16:09

Une rosette géante de 32 pieds au Pavillon-de-l’Avenir

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Les élèves du programme de boucherie de détail du Pavillon-de-l’Avenir de Rivière-du-Loup ont réalisé quelque chose de bien spécial, ce mercredi 11 avril. Ensemble, ils ont préparé et assemblé une rosette de bœuf géante de 32 pieds de longueur. Du jamais vu pour l’établissement d’enseignement. 

Les sourires étaient larges, en après-midi, dans les locaux de boucherie du centre de formation professionnelle. Difficile, en effet, de rester indifférent devant l'ampleur d'un tel projet. 

Depuis environ 5 ans, les élèves en boucherie préparent des rosettes, confectionnées avec des tranches bœuf, du jambon, du fromage, des piments et des oignons. La confection d’une rosette d’environ 2 pieds fait partie du processus d’évaluation. Le produit est ensuite vendu et jouit d’une belle popularité auprès de la population.

«Au cours des deux dernières années, nous avons fait des rosettes de 16 et 21 pieds respectivement. Cette fois, on souhaitait atteindre 24 pieds pour le plaisir, mais on s’est fait prendre au jeu», lance l’enseignant André Cadorette. «De toute façon, nous devions en faire encore plus pour combler la demande!»

À elle seule, la rosette géante pourra faire 320 portions individuelles si on considère qu’un pied représente en moyenne 10 portions. Pourtant, ce ne sera pas assez. «Après celle-ci, il faudra en faire d’autres pour être certain d’en avoir suffisamment pour nos commandes et les ventes de demain [jeudi]», ajoute-t-il, précisant que le commerce du programme ouvre une fois par semaine au public. 

Pour les amateurs de statistiques, cette rosette hors norme aura nécessité environ 4 h de travail et une quantité impressionnante d’aliments. Il est question de 30 kg de bœuf (intérieur de ronde), 23 kg de jambon, 14 kg de piments verts, 12 kg fromage gruyère suisse et 9 kg d’oignons. 

«Je ne sais pas si c’est une forme de record au Québec ou ailleurs dans le monde, mais c’est plaisant. Les élèves l’apprécient vraiment, ils savent qu’ils ne vivront pas quelque chose du genre sur le marché du travail», souligne avec justesse M. Cadorette, le sourire aux lèvres. 

MOTIVATION 

Un tel projet est d’ailleurs une belle forme de motivation pour les élèves comme les enseignants. Cette année, la cohorte en boucherie au Pavillon-de-l’Avenir ne compte que 6 étudiants. «Une réalisation comme celle-ci, ça permet de rehausser le métier et de le rendre attrayant. Si on réussit à accrocher quelqu’un, ce sera une belle réussite.»

 

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