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6 avril 2018 - 06:32 | Mis à jour : 10 avril 2018 - 15:13

Les SADC contribuent à freiner l’exode des jeunes

Les huit Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) du Bas-Saint-Laurent dressent un bilan positif des actions réalisées au cours des vingt dernières années afin de freiner l’exode des jeunes en région.

Depuis 1997, les SADC de la région bas-laurentienne ont investi 17 417 647 $ permettant à 1 263 jeunes de bénéficier d’une aide financière afin de créer leur propre entreprise, faire une acquisition ou de prendre la relève d’une entreprise existante, et ce, sans compter les nombreux projets d’expansion auxquels elles ont participé.

Ces contributions ont été consenties dans le cadre du programme Stratégie Jeunesse qui fête ses vingt ans d’existence. Ce programme permet à de jeunes entrepreneurs âgés de 18 à 39 ans de bénéficier d’une contribution remboursable de 5 000 $ à 25 000 $ (sous forme de prêt personnel considéré comme mise de fonds personnelle) en plus de la possibilité d’obtenir un congé en capital (selon le cas) et intérêt pour une durée pouvant atteindre un maximum de 24 mois. Deux jeunes impliqués dans une même entreprise peuvent compter sur un montant pouvant atteindre au total 50 000 $, ce qui constitue un bon coup de pouce à la mise en œuvre de tout projet entrepreneurial.

La SADC des Basques a ainsi aidé 162 jeunes pour un total de 2 114 715 $ en prêts. Au Kamouraska, on parle de 220 jeunes pour 2 920 871 $ en prêts. La SADC de la MRC de Rivière-du-Loup a quant-à-elle supporté 181 jeunes pour un total de 2 287 313 $ en prêts. Finalement au KRTB, la SADC de Témiscouata a soutenu 165 jeunes avec des prêts de 2 330 406 $.

Non seulement les contributions financières représentent un apport important pour le développement de ces projets, mais l’assistance technique pour en assurer la réussite constitue également un atout majeur. Il n’est pas rare de voir ces jeunes entrepreneurs faire appel à nouveau à leur SADC pour obtenir une aide supplémentaire dans des projets d’expansion ou de modernisation. Les conseillers(ères) Jeunesse accompagnent aussi les promoteurs sous forme d’assistance au niveau du montage ou encore, de suivi financier ou de conseils touchant les différents aspects de la gestion.

«La relève entrepreneuriale est sans aucun doute l’une des principales clefs pour favoriser le maintien de nos jeunes dans nos régions et pour dynamiser l’activité économique régionale. Assurer cette relève est une responsabilité collective et il faut lever notre chapeau aujourd’hui aux SADC du Bas-Saint-Laurent qui mettent en œuvre la Stratégie Jeunesse. Je les remercie et je les encourage à poursuivre leur travail afin de soutenir les jeunes entrepreneurs de chez nous», a mentionné Rémi Massé, député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia. Rappelons que le programme Stratégie Jeunesse est né d’une collaboration entre le Réseau des SADC/CAE et de Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec.

Le président de la SADC du Témiscouata et vice-président du conseil d’administration du Réseau des SADC et CAE, Vallier Daigle, ne cache pas sa fierté: «Nous sommes assurés que la Stratégie Jeunesse mise en place par les SADC et le gouvernement fédéral a contribué à la rétention des jeunes sur le territoire bas-laurentien. Pour ceux qui ont fait le choix de rester ou ceux qui sont venus s’établir, les moyens que nous leur avons offerts ont permis de développer des projets novateurs mettant en valeur leur créativité, tout en leur assurant une qualité de vie dans la région où ils ont choisi de vivre. Sans prétendre avoir résolu tous les problèmes liés à la migration des jeunes vers les grands centres, nous pouvons dire, fièrement, que notre apport a été important.»

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