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6 avril 2018 - 06:00 | Mis à jour : 08:40

La corporation Verger patrimonial du Témiscouata porteuse d’une belle récolte

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le travail des bénévoles de la corporation Verger patrimonial du Témiscouata a été récompensé d’une autre façon récemment. Après une excellente récolte de pommes en 2017, voilà que l’organisme a reçu un coup de pouce de 100°, une initiative de Québec en Forme, qui lui a accordé une aide financière de près de 10 000 $.

En tout, neuf projets innovants de la région du Bas-Saint-Laurent ont retenu l’attention du comité de sélection et se partagent la somme de 72 270 $ afin d’améliorer la gestion et l’accessibilité des fruits et légumes. La Fondation Louis Bonduelle s’est également associée à cet appel de projets 100° Bas-Saint-Laurent, né grâce à l’implication de la démarche COSMOSS.

Avec cet argent, la corporation Verger patrimonial du Témiscouata entend créer un réseau de producteurs de fruits et légumes du Témiscouata et simplifier la logistique pour vendre leurs produits. «Ce n’est pas un marché public, mais plutôt un endroit où les producteurs pourront déposer leurs produits; il va y avoir quelqu’un sur place (au verger Maison Notre-Dame-des-Champs situé à Pohénégamook) qui va s’occuper de faire la vente», a expliqué Marilyn Labrecque, chargée de projet. La première étape consiste à identifier les producteurs locaux, que ce soit pour des fruits, des légumes ou des produits artisanaux. La réalisation des plans et devis d’un kiosque est également planifiée par les responsables.

La seconde phase du projet sera la construction du kiosque dans lequel la vente de produits pourrait débuter en 2019. «Nous sommes conscients que l’on peut avoir des demandes en 2018, mais il n’y a pas d’électricité au verger. Nous devons prendre le temps de bien faire les choses. Nous pensons qu’une somme minimale se situant entre 25 000 $ et 30 000 $ sera nécessaire», a mentionné Francine Caron, présidente de la corporation.

La corporation Verger patrimonial du Témiscouata a plusieurs partenaires : la Ville de Pohénégamook, la MRC de Témiscouata, la Corporation de développement économique du Transcontinental, la SADC de Témiscouata et la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs (propriétaire du verger).

16 000 LIVRES DE POMMES

La dernière année fut très productive pour le verger Maison Notre-Dame-des-Champs situé en face de l’École secondaire du Transcontinental et tout près du Centre de formation en acériculture de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs. Le verger en 2017, ce fut : 1,4 acres de superficie ; 149 pommiers en production ; 32 nouveaux pommiers ; 26 variétés de pommes ; 16 000 livres de pommes récoltées ; 1 400 heures de travail.

Ces données que l’on retrouve dans le rapport annuel sont le reflet du potentiel très intéressant du site. La corporation a multiplié les moyens pour rendre les pommes du verger accessibles aux consommateurs locaux : autocueillette, vente sur place, kiosque au marché champêtre de Pohénégamook, kiosque itinérant à Rivière-Bleue et à Saint-Marc-du-Lac-Long et épicerie écologique Amarante à Témiscouata-sur-le-Lac (Cabano). Ce sont ainsi plus de 6 000 livres de pommes qui se sont rendues sur la table des consommateurs.

Plus de 300 livres de pommes ont également été distribuées à différents groupes dont les écoles primaires et secondaire de Pohénégamook de même que la Petite Bouffe des Frontières. Finalement, les pommes tombées au sol et moins propres à la consommation humaine, ont été vendues aux chasseurs, qui s’en servent pour attirer les chevreuils sur leur territoire de chasse.

1 700 VISITEURS

«Les gens ont pris l’habitude de venir au verger, 1 700 visiteurs l’an dernier provenant de partout, des personnes venues chercher des pommes mais aussi pour découvrir les lieux», a noté Francine Caron. Plusieurs activités ont été organisées durant la belle saison afin de profiter du verger Maison Notre-Dame-des-Champs.

En mars 2017, Guy Langlais, arboriculteur et fondateur de l’entreprise Arbro-Vie, a procédé à la 2e taille de restructuration des vieux pommiers (la première ayant eu lieu en 2016). Cette opération permettra de revigorer les arbres et de prolonger la productivité du verger. 2017 fut aussi une bonne année pour le contrôle des ravageurs. Les réalisations décrites dans le rapport 2017 n’auraient pu être possibles sans le dévouement de 13 citoyens qui, ensemble, ont cumulé plus de 950 heures de travail bénévole.

300 ESPACES

À l’époque de sa plantation en 1933, les frères utilisaient le verger pour leur orphelinat-école afin de former de bons cultivateurs. Le verger Maison Notre-Dame-des-Champs compte environ 200 pommiers, dont une centaine qui ont plus de 80 ans. On y retrouve de vieilles variétés : Melba, Jaune transparente, Duchesse, Alexandre, Fameuse et Whealty. La deuxième partie regroupe des variétés plus récentes et commerciales.

Il comprend un potentiel de 300 espaces, un objectif qui pourrait possiblement être atteint en 2019. D’ailleurs, 50 pommiers seront plantés à l’automne 2018 à la suite de greffes réalisées afin de garder des variétés du verger ancestral. «Nous aurons également 10 poiriers, pour varier et voir si les gens aiment ça», a noté Mme Caron. La prochaine saison de récolte sera probablement aussi marquée par un premier essai de transformation de la pomme du verger, en un ou des produits que la présidente a refusé d’identifier pour le moment.

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