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28 février 2018 - 13:00 | Mis à jour : 13:38

Envasement du bassin de la marina: de l’eau douce à la rescousse ?

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

Twitter Francois Drouin

Gilbert Blachon a récemment soumis une proposition étoffée au conseil municipal de Rivière-du-Loup quant à l’aménagement des terrains du projet de Carrefour maritime. L'idée proposée est d'utiliser l'eau douce de la rivière pour réduire l’envasement à la marina.

Le citoyen propose de créer une ouverture via un conduit d’une amplitude de cinq mètres reliant la rivière du Loup au coin sud-ouest du bassin pour faire y pénétrer l’eau douce de la rivière. M. Blachon soutient que les frais d’implantation seraient moindres que les frais de dragage annuel.

Après vérification, une étude modélisée pour étudier ce type de scénario a déjà été effectuée sous l’ère de Michel Morin à la mairie de Rivière-du-Loup par Le Groupe-Conseil LaSalle. Selon ce que nous avons pu apprendre, avec un tel scénario, une amélioration de la situation était anticipée, sans toutefois offrir de garantie formelle de succès.

«En outre, la Société des Traversiers craignait que le courant généré par la rivière dans le bassin ne vienne apporter des sédiments à son poste d’amarrage. Le cas échéant, il nous serait revenu de corriger la situation» explique Michel Sacco, de la Corporation du carrefour maritime de Rivière-du-Loup.

Ce dernier observe que le moment propice pour mettre en branle une proposition de ce type aurait été lors de la réfection du quai, afin d’en réduire les couts.

ÉTUDE

La cogestionnaire du Carrefour maritime de Rivière-du-Loup, Esther Blier, confirme que l'étude réalisée en 2008 par Groupe-Conseil LaSalle n'a pas su convaincre, principalement parce que les gains s'avéraient minimes en regard des couts.

«L'idée était de procéder aux travaux en même temps lors de la reconstruction du brise-lame. Le problème qui a été soulevé était que les ouvertures pratiquées réduisaient son efficacité pour un pourcentage d'envasement à peine réduit», souligne Mme Blier.

Ainsi, pour un cout de 1,5 M$ en 2008, la variante la plus prometteuse, en considérant les conditions de morte-eau et de vive-eau, ne permettait qu'une réduction de 14 % obtenue dans le bassin de la marina et d'une réduction de seulement 10 % le long du quai du traversier de la STQ.

En outre, l'étude concluait que cette réduction visait principalement les volumes de dragage, et non leur fréquence, car certaines portions du bassin situées en retrait des zones de vitesses plus élevées devaient malgré tout être draguées à la même fréquence que s’il n’y avait aucune modification des installations existantes.

Couteux, inefficace, le projet a donc été abandonné.

 

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