Publicité
28 février 2018 - 05:00

L'avenir du cabinet PMT ROY menacé par le projet de loi 150

Toutes les réactions 1

André Roy, président de PMT ROY, sollicite l’aide de Jean D’Amour, député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, afin qu’il intervienne auprès du ministre des Finances, Carlos Leitão, dans le but de conserver des milliers d’emplois en région dans le domaine du courtage en assurance de dommages et d’assurer la protection des consommateurs québécois.

En effet, PMT ROY, comptant 265 employés, membre de l’Alliance pour un courtage plus fort qui regroupe près d’une centaine d’autres cabinets de courtage en assurance de dommages à travers le Québec, demande, depuis plusieurs semaines, des amendements pour assurer la pérennité des PME d’ici dans le domaine du courtage et garantir une relève pour celles-ci.

«Le ministre des Finances a affirmé qu’il souhaitait que le courtage en assurance de dommages demeure fort et en santé par l’entremise de sa réforme. Les lois qui encadrent notre industrie datent du siècle dernier. Malheureusement, le projet de loi 150 représenterait un autre pas vers l’arrière. Nous devons avoir les moyens de rivaliser sur le web avec les géants comme Google et Amazon qui tentent d’y faire une percée. Si nous ne pouvons pas le faire, des pertes d’emplois seront tristement inévitables», affirme André Roy.

L’adoption imminente du projet de loi 150 va accélérer le déclin du courtage et faire disparaître des milliers de bons emplois en région prochainement. Le cabinet PMT ROY ainsi que ses collègues de l’Alliance demandent d’avoir accès aux ressources d’une institution financière afin d’investir en marketing, en nouvelles technologies et dans la vente par internet et ainsi, être en mesure de compétitionner à armes égales avec les assureurs directs.

Afin d’assurer la pérennité du réseau de courtage au Québec, les membres fondateurs de l’Alliance ont proposé de créer un troisième titre, soit celui de « courtier affilié ». Cette nouvelle avenue permettrait d’informer clairement le consommateur de façon optimale, en plus de venir préserver le modèle d’affaires développé par les entreprises du secteur. Ils ont d’ailleurs fait valoir ce point dans un mémoire déposé à la Commission des finances publiques, le 30 janvier dernier.

«Ce nouveau titre s’ajouterait au courtier indépendant, qui effectuerait plusieurs offres, et à l’agent qui, lui, se veut le représentant d’un assureur. Le titre de “courtier affilié” a l’avantage d’exprimer clairement ce que nous sommes, puisque nous faisons affaire avec plusieurs assureurs, et d’informer le consommateur de nos liens avec un fournisseur. Alors que le “courtier affilié” représente son client, l’agent représente l’assureur», déclare André Roy.

Afin de devenir plus compétitifs et de répondre aux demandes du consommateur d’aujourd’hui, plusieurs cabinets de courtage ont décidé de faire affaire principalement avec un assureur pour certaines gammes de produits. Or, ces cabinets continuent de transiger avec plusieurs assureurs et peuvent offrir des produits diversifiés à leur clientèle. Un client qui désire un contrat différent peut donc facilement l’obtenir. «C’est l’une des raisons pour lesquelles nous sommes vraiment
des courtiers. Il s’agit du seul modèle d’affaires qui a permis aux employeurs de reprendre le chemin de la croissance et de créer de nouveaux emplois», ajoute André Roy.

Publicité

Commentez cet article

Toutes vos réactions

1 réactionsCommentaire(s)
  • Bonjour,
    Il est important que le projet de loi 150 n'entre pas en force, car effectivement, nous travaillons pour cette grande entreprise et nous espérons conserver notre emploi.

    Sonia Ouellet, employée de PMT ROY - 2018-03-01 13:03