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26 février 2018 - 09:26 | Mis à jour : 09:27

La relève au centre des préoccupations d’Héma-Québec

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

Twitter Francois Drouin

Alors que les réserves des groupes sanguins 0- et 0+ étaient particulièrement basses au cours des dernières semaines, Héma-Québec y est allé d’une campagne sur les réseaux sociaux afin de rejoindre, souligne l’organisme, une nouvelle génération de donneurs. La relève est recherchée.

«On ne parle pas de pénurie, mais les réserves étaient basses. La population est vieillissante et nous voulions rejoindre les plus jeunes. Il y a eu une belle réponse», constate Sylvie Trudel, conseillère en organisation pour Héma-Québec.

Les chiffres lui donnent raison, pas moins de 1 000 donneurs de plus que la normale se sont manifestés. L’organisme dispose d’un important bassin de donneurs, certains de longue date ont même franchi la marque des 115 dons, mais cette fois, ce sont les jeunes qui ont été sollicités.

«Il faut penser à se renouveler. Nous travaillons fort pour aller chercher les jeunes. Les médias sociaux sont de bons outils pour les rejoindre», poursuit Mme Trudel.

Héma-Québec, qui s’assure d’être visible au Cégep de Rivière-du-Loup avec la présence de kiosques, souligne qu’il n’est pas question d’y tenir une collecte de sang en ciblant directement les étudiants. La conseillère souligne que l’espace manque à l’intérieur de l’institution collégiale.

«Il pourrait y avoir le gymnase, mais il est pratiquement toujours pris. Ce n’est pas simple, car nous avons besoin d’une grande salle pendant deux jours, cinq fois par an. Alors nous disposons des kiosques d’informations au Cégep ainsi qu’au Pavillon de l’Avenir. Quant à tenir une courte collecte précisément pour les jeunes, les frais pour une seule journée sont trop importants.»

CANNABIS

La légalisation du Cannabis à compter de juillet 2018 pourrait-elle compromettre la participation de plus jeunes donneurs aux collectes de sang ? «Pas du tout, répond Sylvie Trudel. Le cannabis est déjà présent dans la réalité des jeunes adultes. À ce stade-ci, nous ne croyons pas que la légalisation changera notre réalité.»

Cette dernière précise que tout consommateur peut être admissible à un don 12 heures après la dissipation des effets liés à la marijuana. À titre de comparatif, vous pouvez donner du sang si le perçage ou le tatouage remonte à plus de 3 mois. Dans le cas d’un homme ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme, l’attente est de 12 mois. 

EN CHIFFRES

Pour l’année 2016-2017, 164 178 donneurs ont permis à Héma-Québec de livrer pas moins de 300 000 produits sanguins aux hôpitaux du Québec. Cette même année, l’organisme a tenu 2 391 collectes mobiles, ce qui représente 75 % des collectes.

À Rivière-du-Loup, lors de la traditionnelle collecte de Noël qui s’est tenue sur deux jours, ce sont 218 donneurs qui se sont présentés le premier jour et 227 la seconde journée pour un total de 445 donneurs.

«Rivière-du-Loup fait très bien, il y a un bon bassin de donneurs et des donneurs fidèles», a souligné Mme Trudel. Au Québec, l’âge légal pour effectuer un don de sang est de 18 ans.

COLLECTES DANS LA RÉGION 

Il y aura deux collectes de sang dans la région à Trois-Pistoles et Rivière-du-Loup. La première se déroulera à l’École secondaire de Trois-Pistoles, située au 455 rue Jenkin, le lundi 26 février de 14 h à 20 h, avec un objectif de 110 donneurs.

À Rivière-du-Loup, deux jours de collecte se dérouleront les 27 et 28 février à l’Hôtel Universel, 311, boulevard de l’Hôtel-de-Ville, de 13 h 30 à 20 h 30. On souhaite y accueillir 440 donneurs au total. 

 

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