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20 février 2018 - 06:54

Villa Dubé : circonstances difficiles pour un homme qui a perdu sa mère

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Langis Parent a perdu sa mère le 16 octobre 2017 à la Villa Dubé de Saint-Jean-de-Dieu dans des circonstances difficiles à accepter pour lui. M. Parent a d’ailleurs envoyé une mise en demeure à l’établissement d’hébergement de personnes âgées.

L’homme, qui était mandataire et s’occupait de sa mère depuis 10 ans à temps plein car il était à sa retraite, reproche au personnel de l’établissement d’avoir effectué des procédures de réanimation 45 minutes après le décès de sa mère âgée de 91 ans et 6 mois. Il soutient qu’il était inscrit dans son dossier «pas de réanimation».

«Le 16 octobre, ma sœur est allée voir ma mère et elle est partie vers 16 h 30 et moi je suis arrivé à 18 h 45. Je lui avais apporté quelque chose à manger. À un moment donné, je suis assis près d’elle pour relaxer. Vers 19 h 15, quelques minutes plus tard, j’ai entendu un soupir, et là je l’ai regardé, elle a fait quelques respirations et après une dernière fois s’est éteinte. Je lui tenais la main et cela a été la fin. Après 10 minutes, j’ai contacté mon frère jumeau sur la Côte-Nord, pour lui dire de contacter la famille. Par la suite, je suis resté avec elle 45 minutes. Je ne pouvais la laisser seule. Ce que désirait le plus ma mère, c’était de ne pas mourir seule. Je crois, qu’elle attendait mon arrivée pour partir en paix. Et cela la famille le désirait, qu’elle ne meurt pas seule et surtout sans souffrance. Par la suite, lorsque je me suis senti capable, je suis sorti de la chambre pour avertir le personnel. Il y avait une préposée, je lui ai dit que maman était décédée depuis 45 minutes et qu’elle ne voulait pas de réanimation», a raconté Langis Parent.

Auparavant sa mère avait été hospitalisée à Rimouski et à Rivière-du-Loup pour des problèmes médicaux sévères. M. Parent a mentionné qu’à chaque fois il était inscrit sur un bracelet à Rimouski et sur le mur de sa chambre à Rivière-du-Loup «pas de réanimation» comme le voulait sa mère et en accord avec les médecins.

Langis Parent a été très choqué de la réaction des employés de la Villa Dubé par la suite. «Je croyais qu’ils étaient au courant que ma mère ne voulait pas être réanimée. La préposée a appelé l’infirmière de garde et je suis allé avec elles dans la chambre. Et je leur ai mentionné encore la volonté de ma mère. Ensuite, je leur ai dit que j’aillais dehors quelques minutes. Ensuite, je suis revenu à la chambre et lorsque je suis entré, je vois ma mère couchée par terre et l’infirmière était assise sur elle pour lui faire un massage cardiaque. J’ai dit : ‘’Que faites-vous là? Je vous ai dit que cela faisait 45 minutes qu’elle est décédée.’’ J’ai dû insister pour qu’elle cesse cet acharnement, que j’étais le tuteur de ma mère. Elle a ensuite téléphoné à son patron, celui-ci a répondu si son fils le demande, cessez», a poursuivi M. Parent.

Langis Parent dit avoir été particulièrement offensé de voir sa mère sur le plancher. «Son matelas était super dur, ce qui convient pour un massage cardiaque. J’ai suivi le cours de RCR deux fois», a-t-il souligné. Des ambulanciers sont intervenus par la suite et des policiers étaient également sur place pour prendre toutes les informations nécessaires afin de rédiger un rapport décrivant les circonstances de ce décès.

«Je m’explique mal comment les employés de cette résidence ont pu ignorer ces données importantes (pas de réanimation) contenues au dossier médical de ma mère. Et comment ils ont pu laisser le corps sur le plancher sans aucune dignité. Je suis grandement peiné de la situation et je veux m’assurer qu’un manquement aussi grave ne se renouvèle pas. Je crois qu’il doit y avoir des mesures disciplinaires contre les responsables de l’établissement», a conclu Langis Parent.

Du côté de la Villa Dubé, on nous a répondu qu’il n’y aura aucun commentaire de leur part puisque le dossier est judiciarisé.

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13 réactionsCommentaire(s)
  • Plusieurs irrégularités ce sont produite à la Villa Dubé qui n'ont pas encore été mentionner en rapport avec cet événement ! Enquête à venir!

    Langis Parent - 2018-02-23 10:27
  • Merci Annie Desrosiers de remette les pendules à l’heure. Je lis les commentaires et on lance à grands coups ici et là de manquer de jugement ! Tout le monde semble être un peu des gérants d’estrade. Sans peut être avoir jamais mis un pied dans un CHSLD privé .... on dirait que tout le monde s’affaire à prendre quiconque en défaut pour préparer une poursuite !!! Dieu du ciel on se calme le pompom. On voit une chance de faire une piasse on poursuit ! De toute façon on est désolé pour cette dame decedee j’offre mes sympathies ! Si une enquête est mise sur pied elle suivra son cours, attendons les recommandations , on ne s’accuera Pas de manquer de jugement avant même la fin de la procédure
    Belle synthèse de madame Desrosiers moi cs m’en suffirait Tout ça. Parfois les lois sont étranges mais bon.... au lieu de juger. Peut on être constructif ??? Apportons des dilutions positives ???

    Andre - 2018-02-21 16:59
  • Suite aux commentaires de Annie des Rosiers, il semble malheureusement y avoir eu un manque de communications entre le personnel de la Villa et Monsieur Parent...

    aL - 2018-02-21 16:54
  • Langis Parent, aimait tous les employés lui aussi , c'est la fin qu'il n'a pas aimé !! Moi non plus c'est ma mère !

    Jocelyne Parent - 2018-02-21 16:17
  • Je suis propriétaire d'une résidence privée pour ainés. La question est de savoir si c'est une infirmière qui était présente, et si oui, si elle avait accès au document de non-réanimation. Dans les résidences privées, en raison de la Certification, les préposées aux bénéficiaires ont l'obligation de réanimer même si on leur montre le papier signé par la personne ou le mandataire, même si la demande est notariée, parce qu'une préposée n'est pas "habilitée" selon le gouvernement à interpréter le document.Une préposée a donc l'obligation en tout temps, même lorsque c'est écrit au dossier, même lorsque le décès est évident (elle n'a pas non plus le droit de "diagnostiquer" un décès, elle doit parler de "perte de signes vitaux") de réanimer, quelles que soient les circonstances, jusqu'à l'arrivée d'une infirmière, d'un médecin ou d'un ambulancier autorisé à respecter le document. Si aucune infirmière n'était présente, la préposée a fait son travail. Elle se serait fait taper sur les doigts si elle n'avait pas fait les manoeuvres. C'est ridicule, oui, mais nous sommes coincés avec cette loi...Par contre, s'il y avait une infirmière sur place et que l'information était notée au dossier, c'est l'infirmière qui est responsable (et non la préposée).

    Annie Des Rosiers - 2018-02-21 09:52
  • moi même travaillant ds la santé ,nous ne sommes pas toujours au courent des dossier des résidents sela veux dire : quelle maladie, réanimation ect... et certaine place ns oblige a faire les réanimations pareille, surement pour se protéger, je prends pas pour eux mais il a des politiques dans certaines maisons de personnes âgées ,mais sympathies a la familles

    anonyme.. - 2018-02-21 07:14
  • La personne responsable des soins avait à son devoir d'indiquer clairement qui ne désir par de réanimation, un manque de jugement et un manque au niveau de procédures à suivre dans les résidence privé

    Anonyne - 2018-02-20 22:55
  • Bien voyons. Quand je lis. J’étais choqué de voir le personnel en train de prodiguer des soins. Vous en connaissez combien. De personnes qui resteraient inertes, les bras et’es jambes croisés à ne rien faire bout de viarge???? Parce qu’on s’agite a aider on a une poursuite? On ne fait rien on a une poursuite? Crissss
    Et de un! Est ce que ce gentil monsieur a déjà travsillé dans un hôpital ou foyer pour personnes âgées , pour vexer sa petite personne? C’est trop facile à condamner du personnel dévoué ! Quel culot ?

    Richard - 2018-02-20 17:46
  • C'est excellent si des gens reçoivent de bons soins mais il arrive parfois que ce n'est pas le cas pour tout le monde et ce, même dans le même établissement selon le personnel sur place à un moment précis.
    Une personne de plus de 91 ans et qui a demandé à ne pas être réanimé, où c'est indiqué près de son lit et dans son dossier, je ne comprends vraiment pas comment le personnel peut ignorer cela. Surtout après que son fils les a informés que sa mère était décédée depuis 45 minutes, oui 45 minutes. Voyons donc, on ne peut réanimer personne après un aussi long délai. C'est quoi cette folie qui a envahi la préposée et surtout l'infirmière sur place, supposément qualifiée pour exercer ses fonctions ?
    Bien dommage, mais il y a du monde qui ont manqué gravement à leurs obligations. Je sympathise avec la famille et oui, vous devez poursuivre. Trop souvent les familles ne parlent pas et ils contribuent ainsi à ce que les problèmes et les erreurs perdurent.
    Quand je vois tout ce qu'on fait pour la protection des animaux, que fait-on pour protéger les humains ? On va se gêner ???

    Assez, c'est assez. - 2018-02-20 16:59
  • Merci Mr.Fern pour ce beau commentaire. Je souhaite que cette histoire se conclut pour le mieux, autant pour la famille que pour l’infirmière.

    Mélissa - 2018-02-20 14:46
  • Désolée mais il n’y a aucun lit assez dur pour faire un massage cardiaque. Je ne crois pas que le personnel voulait manquer de dignité envers cette dame ! ...
    Situation par facile pour la famille, mes sympathies...

    Anonyme - 2018-02-20 11:40
  • J'ai également été témoin de l'état de panique du personnel de la Villa Dubé à prodiguer des soins. Nous (la famille) avons décidé de ne pas faire de poursuite. Il est important que la population soit bien informée.

    Jacques - 2018-02-20 11:28
  • Moi je peux vous assurer que mon oncle a vécu à la Villa Dubé.... il a été super bien soigné Que le personnel était vraiment dévoué et super compétent Je n’ai que des éloges envers le personnel ( cuisinières aussi) Mélissa l’infirmière fut extraordinaire sans oublier Jessy!
    Mon oncle est décédé à trois pistoles là-bas ce fut le chaos, Le bordel

    Fern - 2018-02-20 08:25