Publicité
13 février 2018 - 06:53

Des travaux bâclés font réagir la Ville de Trois-Pistoles

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Insatisfaite de certains éléments réalisés au cours des travaux de réfection d’aqueduc et d’égout sur les rues Jean-Rioux Sud et Notre-Dame Est, et devant l’inaction de l’entrepreneur impliqué, la Ville de Trois-Pistoles a décidé de prendre des actions légales afin d’être dédommagée. 

Ce lundi 12 février, les élus ont ainsi entériné une résolution du conseil municipal confirmant qu’elle lance un ultimatum à l’entreprise gaspésienne Construction L.F.G Inc. Elle lui demande d’apporter des corrections dès que possible, sinon elle engagera un nouvel entrepreneur pour les faire et lui refilera la facture. 

«L’ensemble des travaux n’est pas à notre satisfaction, ça n’a pas été fait dans les règles de l’art», tranche le maire Jean-Pierre Rioux. «Nous sommes en discussion avec l’entrepreneur depuis plus d’un an, puisqu’on souhaite que des correctifs soient apportés. Les choses ont progressé, mais elles ont finalement atteint un point mort. Il faut encore s’entendre sur environ 300 000 $ de travaux.»

L’administration municipale a des reproches concernant les travaux de pavage et tout ce qui en découle. «Ce n’est pas normal, par exemple, que l’eau de pluie ne s’écoule pas et forme des flaques dans la rue quand celle-ci est complètement neuve», image M. Rioux. «Certains achètent une maison avec des vices et décident de la garder sans rien dire, mais ce n’est pas vrai que nous allons fermer les yeux.»

Jean-Pierre Rioux et la Ville de Trois-Pistoles sont appuyés dans leurs démarches par la firme d’ingénieurs qui avait obtenu le contrat pour réaliser les plans et devis des travaux, ainsi que la supervision de ceux-ci. Ensemble, ils ont les preuves que certains éléments ne respectent pas les devis. Des corrections doivent être apportées, clament-ils. 

«Les estimations des ingénieurs pour ce projet tournaient autour de 8 M$. Le plus bas des huit soumissionnaires, l’entreprise Construction L.F.G, avait remporté l’appel d’offres avec un projet d’environ 6 M$. À l’époque, on se disait qu’il y avait eu un miracle, mais on se posait des questions, les ingénieurs étaient sceptiques», se remémore Jean-Pierre Rioux. 

Le maire souligne que les relations n’ont pas toujours été parfaites entre la Ville et l’entreprise, et ce, dès la réalisation des travaux en 2016. Aujourd’hui, elle lui donne une date butoir. Si elle ne s’engage pas à corriger elle-même les problèmes, la Ville lui indique qu’elle ira chercher l’argent dans la caution qu’elle avait contractée afin de la protéger.

M. Rioux espère que cette histoire aura un dénouement rapide. Il souhaite que les corrections soient réalisées cet été et qu’enfin ce dossier puisse être fermé. 

 

 

Publicité

Commentez cet article