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19 janvier 2018 - 06:02

Une semaine dans la peau d’un travailleur d’Aliments Asta

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Dans le cadre d’un reportage de grand format pour le média TABLOÏD, un nouveau média de Québécor, le journaliste montréalais Jean Balthazard s’est fait passer pour un employé de l’entreprise Aliments Asta de Saint-Alexandre-de-Kamouraska pendant une semaine. Si au départ son angle était de dépeindre le manque de main-d’œuvre dans certaines entreprises en région, ce sont surtout des histoires humaines touchantes qui ont marqué le journaliste après cinq jours passés à l’abattoir.

«C’était pour moi une première expérience d’infiltration aussi longue. J’avais retenu l’idée de travailler dans un abattoir puisque c’est un terrain méconnu. J’ai été engagé par une agence de placement environ 24 heures après avoir commencé les démarches», explique le journaliste de TABLOÏD.

Au terme des cinq jours passés à l’usine, ce dernier a constaté que le métier était très routinier et exigeant, autant physiquement que mentalement. Il souhaitait avant tout témoigner de la réalité quotidienne de ces travailleurs de tous les horizons, démystifier cet univers. Il a utilisé une technique d’intégration à travers les employés de l’usine afin de pouvoir révéler une réalité en s’en imprégnant directement.

«Je ne savais pas ce qui m’attendait. J’ai pensé un peu aux histoires de cruauté animale qui nous sont souvent rapportées dans des documentaires ou à travers les médias. Les normes étaient respectées, c’était impeccable (…) J’ai discuté avec des Philippins qui envoient de l’argent à leur famille encore aux Philippines en attendant leur arrivée, avec un Africain qui a fui le Congo puis qui tente de faire immigrer sa famille, avec Québécois qui travaillent depuis 30 ans chez Asta. À travers une job ‘’ordinaire’’, j’ai appris et pu raconter des histoires extraordinaires», résume M. Balthazard.

Stéphanie Gendron du Journal de Québec rapportait le 28 novembre dernier qu’au moins une trentaine de postes étaient à pourvoir à l’usine d’Aliments Asta de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, malgré l’embauche d’une cinquantaine de travailleurs des Philippines sur 500 employés à l’usine, le maximum de travailleurs étrangers permis par le gouvernement fédéral, soit 10%.

De son côté, la directrice d’Aliments Asta, Stéphanie Poitras estime avoir suffisamment fait le tour du sujet du manque de main-d’œuvre, soulignant que la situation est la même partout au Québec.

Il est possible de lire le reportage de Jean Balthazard en suivant ce lien : https://medium.com/tabloid/ma-semaine-incognito-dans-un-abattoir-b2981f8d2ae4

 

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