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7 janvier 2018 - 06:47

La création du parc national du Lac-Témiscouata, vue par Serge Fortin

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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*En 2017, votre journal Info Dimanche a célébré ses 25 ans de publication. En cette année particulière, nous vous offrons un retour sur certains des faits ayant marqué notre région en compagnie de ceux qui les ont animés.

Serge Fortin a passé 11 années au poste de préfet de la MRC de Témiscouata, de 1998 à 2009. Parmi les réalisations qui ont particulièrement retenu l’attention au cours de ses mandats, on retrouve la création du parc national du Lac-Témiscouata.

C’est en juin 2013 que la Sépaq, société d’État qui gère le réseau des réserves fauniques pour le gouvernement du Québec, a ouvert cette infrastructure de plein air et de conservation du milieu naturel des Monts Notre-Dame. La Sépaq le présentait comme suit : «Le parc national du Lac-Témiscouata se démarque par ses attraits naturels exceptionnels et ses richesses archéologiques.»

Avant ce grand moment, il y a eu beaucoup de travail réalisé notamment par M. Fortin. «L’aménagiste de la MRC m’a soumis l’idée d’étudier la possibilité de mettre en place des aires protégées. C’est à partir de ce moment en 2003 qu’a germé l’idée de créer un parc national, un produit d’appel pour offrir de nouveaux emplois et aider nos organisations à se développer. Puis nous avons regardé l’ensemble du territoire et le secteur des Monts Notre-Dame à Squatec s’est avéré notre choix final», a expliqué le préfet de l’époque.

UN INVESTISSEMENT DE 30 M$

«J’ai demandé au départ 50 millions de dollars au gouvernement. Ils m’ont proposé 20 M$ que j’ai refusés. Et à force de négocier, nous nous sommes entendus sur une somme de 30 M$», s’est remémoré Serge Fortin.

Si l’investissement de base, la création d’emplois et les attentes d’achalandage réjouissaient les personnes en faveur, le parc national avait également des opposants. «C’était un endroit reconnu pour la chasse au chevreuil, moi-même je chassais sur ce territoire-là. Au printemps 2008, nous avons tenu des séances d’information. De plus, 110 mémoires ont été déposés dont 82 étaient en faveur, 10 plutôt neutre et 18 carrément contre. Il y avait quelques chalets et les propriétaires ont accepté les offres d’achat. Les compagnies forestières ont aussi dit oui au projet. Nous avons exclu certains secteurs pour notamment garder la pêche au corégone et permettre à des acériculteurs d’avoir leurs érablières à l’extérieur du parc. La piste de motoneige a également été déplacée. En résumé, nous avons tenu compte des particularités du territoire et trouvé des solutions pour avoir le moins d’impacts négatifs possible», a mentionné M. Fortin.

En 2017, le parc national du Lac-Témiscouata, qui touche le territoire des municipalités de Saint-Michel-du-Squatec, Saint-Juste-du-Lac et Dégelis, a dépassé les 50 000 jours/visite. «C’est une grande fierté, un ajout excessivement positif. Le Témiscouata a un parc de proximité qui continue à se développer», a conclu à cet effet Serge Fortin.

DANS LE VENT

Qui aurait dit il y a 25 ans que le vent sur les hauteurs de Saint-Honoré et Saint-Elzéar serait aussi payant pour les municipalités de la MRC de Témiscouata. Cela grâce en partie à Serge Fortin qui a été à l’origine du projet de loi du gouvernement du Québec qui autorisait les Municipalités à retirer des revenus de parcs éoliens.

«La MRC et les Municipalités n’avaient pas le droit d’obtenir des redevances de projets éoliens. Notre député ne pouvait pas parrainer ce projet de loi, nous l’avons alors confié au député Norbert Morin. Le gouvernement s’est alors dit, si c’est bon pour le Témiscouata, c’est bon pour les autres régions», a rappelé Serge Fortin.

La MRC de Témiscouata est devenue par la suite partenaire 50/50 avec l’entreprise Boralex dans le parc éolien Témiscouata I. Cette démarche de l’ex-préfet Serge Fortin profite aujourd’hui à de nombreuses communautés de l’Est-du-Québec qui ont investi dans les parcs éoliens et redistribuent de l’argent pour des projets économiques et communautaires.

 

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4 réactionsCommentaire(s)
  • On m'interdit l'accès à ce parc.... parce que mon compagnon a quatre pattes. Tant pis pour la sépaq, moi et mon chien, on va AILLEURS!!!!

    Et ne me parlez pas du projet-pilote. Le parc national du Lac-Témiscouata n'y participe pas tout comme 97,8% des parcs (pourcentage calculé en superficie) qui sous la gérance de la Sépaq.😡

    Guy Nounours La Fleur - 2018-01-10 11:49
  • comme disais ma grand mere on fait pas d ommelette sans casse des œufs. une societé vas de l avant mais ca comprnd des dommage collatéraux, desole pour vous mais pense au generation futur. merci

    Bernard Morin - 2018-01-07 22:51
  • M. Fortin dit qu'ils ont trouvé des solutions pour qu'il y est le moins d'impacts negatifs possible. Ça parait que ce n'est pas lui qui les a subi les impacts négatifs.

    Gigi - 2018-01-07 08:47
  • très bon reportage mais Serge a été préfet de novembre 1997 à novembre 2013 car j'ai siégé à la table de la mrc durant ce même temps.

    Marin Lebel - 2018-01-07 08:22