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2 décembre 2017 - 06:00 | Mis à jour : 21 décembre 2017 - 17:26

Des résultats prometteurs pour la culture du quinoa

Une recherche réalisée par Lise Dubé, agronome chez Ferti Conseil et responsable du Club de gestion des sols du Témiscouata, a permis de mettre en lumière les avantages de la culture du quinoa au Bas-Saint-Laurent, l’une des plus anciennes céréales cultivées sur la planète. Cette étude qui s’est effectuée durant une période de 2 ans, sur trois sites différents, dont l’un d’entre eux était en régie biologique, s’avère des plus prometteuses.

La demande grandissante pour des produits sans gluten en Amérique du Nord donne au secteur agricole et agroalimentaire québécois l’occasion de profiter de ce potentiel commercial. Le marché des produits transformés sans gluten a explosé ces dernières années. On évalue à 90 millions de dollars le marché des produits sans gluten au Canada.

L’objectif de cette recherche était d’évaluer la faisabilité technique et économique de la culture de quinoa au Bas-Saint-Laurent. Pour ce faire, l’étude devait répondre aux questions telles que les dates et le mode de semis optimaux, le contrôle des mauvaises herbes, identifier les ravageurs, les maladies et les moyens de lutte, tester la fertilisation, évaluer le rendement agronomique et économique ainsi que la qualité du quinoa.

UNE CÉRÉALE SANS GLUTEN

L’offre d’un quinoa cultivé au Québec permettra d’améliorer l’approvisionnement, ce qui saura certainement plaire à l’acheteur, en plus de donner la possibilité de s’approvisionner au Québec, entre autres chez Gogo Quinoa, partenaire du projet.

Pour les producteurs agricoles, c’est une possibilité intéressante de diversification de production pour améliorer la rentabilité économique de leur entreprise. Les rendements agronomiques et économiques sont vraiment prometteurs. À titre d’exemple, la variété Oro de Valley se distingue par un rendement moyen de 1036 kg/ha et pouvant aller jusqu’à 1771 kg/ha de grains nettoyés et l’estimation de profit se chiffre à 900 $ l’hectare. Cette céréale, habituellement cultivée dans les Andes, aime le climat frais et il semble que le Bas-Saint-Laurent soit propice pour sa culture. Les rendements potentiels ont de quoi intéresser les agriculteurs et les essais se poursuivront afin de valider ces premiers résultats.

Le Club de gestion des sols du Témiscouata, qui soutient les agriculteurs dans la mise en œuvre de pratiques agricoles durables, remercie ses partenaires. Ces travaux ont été réalisés grâce à une aide financière du programme de soutien à l’innovation en agroalimentaire, un programme issu de l’accord du cadre «Cultivons l’avenir», conclu entre le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et Agriculture et Agroalimentaire Canada.

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