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19 décembre 2017 - 08:00 | Mis à jour : 3 janvier 2018 - 10:56

La fermeture du centre de service Desjardins de Saint-Simon

Récemment lors d’une réunion à Saint-Simon, Desjardins annonçait la fermeture du centre de service de Saint-Simon faute d’utilisateurs. L’institution allègue des couts trop élevés pour le peu de transactions effectuées au comptoir. C’est à croire que la rentabilité était le seul critère et que les dirigeants avaient oublié la mission sociale de l’entreprise.

Certes, le nombre de transactions effectuées au comptoir du centre de service de Saint-Simon est en baisse, mais à qui la faute? En partie, elle relève d’une administration trop tournée vers les profits qui a diminué les heures d’ouverture de façon répétée. En conséquence, les citoyens se sont tournés vers d’autres moyens pour effectuer leurs transactions financières, notamment par internet. Desjardins va même à offrir un taux plus élevé sur certains dépôts s’ils sont effectués via le web toujours dans le but de favoriser les transactions par internet, diminuant ainsi la fréquentation au comptoir.

Ensuite, l’entreprise annonçait leur participation financière de 50 000 $ pour le nouveau centre multifonctionnel de Saint-Simon, pour peu que le bâtiment porte le nom de «Centre Desjardins». Bien que les deux évènements ne soient pas reliés, nous dit-on, nous trouvons curieux que leurs annonces aient été faites lors de la même rencontre. Desjardins chercherait-il à diminuer les protestations en achetant le silence de la population de Saint-Simon? Plusieurs le pensent. Certains se demandent même s’il est normal qu’un bâtiment de Saint-Simon porte le nom de Desjardins puisque, sous peu, l’institution financière sera absente du milieu. Plusieurs citoyens s’interrogent également des motifs qui poussent les représentants de Saint-Simon à ne pas vouloir rendre publique l’entente avec Desjardins. En fait, nous venons d’apprendre que le 50 000 $ sera amputé de 6 438 $ et que la location, de 18 mois, à la caisse sera gratuite. Donc, ce qui signifie une perte de revenus de location conséquente.

À l’heure où les entreprises sont de plus en plus éthiques, Desjardins devrait se demander si leur procédé ne risque pas de ternir leur image et gageons que le futur centre Desjardins de Saint-Simon rappellera de façon amère cet épisode peu glorieux de l’institution d’Alphonse Desjardins.

 

Chantal Malacort au nom de citoyens de Saint-Simon désabusés.

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