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14 décembre 2017 - 14:54

50 organismes, 500 employés et 1100 bénévoles

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Les organismes d’action communautaire autonome constituent une force pour la communauté. Dans les MRC des Basques, de Rivière-du-Loup et de Témiscouata, on en dénombre une cinquantaine qui comptent au total 500 employés et regroupent 1100 bénévoles.

Dans un souhait de mieux faire connaitre et reconnaitre cet apport positif sur le territoire, la Corporation de développement communautaire (CDC) des Grandes Marées a débuté en janvier 2017 une étude d’impact de ses membres. «Des organismes communautaires qui changent le monde», a lancé Anaïs Giroux-Bertrand, coordonnatrice de la CDC des Grandes Marées.

Ce portrait, réalisé en collaboration avec le département de développement social de l’Université du Québec à Rimouski, nous révèle également que plus de 1100 bénévoles s’impliquent dans ces 50 organismes pour totaliser 86 000 heures annuellement, ce qui représente une valeur d’environ 1 570 000 $. «La part du bénévolat est vraiment significative», a mentionné Mme Giroux-Bertrand.

L’étude a également permis de répertorier 30 types d’emplois différents dans ces organismes communautaires. Ils comptent aussi près de 6000 membres. Les secteurs d’activités touchés sont : enfance-jeunesse famille, santé mentale, personnes handicapées, sécurité alimentaire, condition féminine, défense de droits, transport, proches aidants, action bénévole, alphabétisation, budget / consommation, communication, services et dépendance.

Les retombées sociales sont indéniables, on note entre autres l’amélioration des conditions de vie, la stimulation de la participation citoyenne, la réduction des inégalités sociales, briser l’isolement, lutter contre la pauvreté et favoriser le développement de compétences.

Ce rôle essentiel, les organismes communautaires le joue avec des moyens limités. «Le réseau communautaire québécois demande au gouvernement du Québec de réinjecter 425 millions de dollars dans leurs services, seulement pour répondre aux besoins», mentionne Anaïs Giroux-Bertrand. Les organisations doivent consacrer de l’énergie pour rechercher du financement local, des efforts qui devraient être mis dans leur mission de base. La coordonnatrice rappelle également que le désengagement de l’État dans certains services publics fait en sorte que les organismes communautaires doivent souvent palier à ces ressources.

Pour en savoir davantage sur les organismes communautaires des MRC des Basques, de Rivière-du-Loup et de Témiscouata ou sur l’étude d’impacts, il est possible de consulter le site Internet http://www.cdcgrandesmarees.org/membres/ ou appeler la CDC des Grandes Marées au 418-897-5885 poste 103.

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