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28 octobre 2017 - 06:56

Guylaine Sirois et Gaétan Ouellet répondent à nos questions

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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Info Dimanche a posé sept questions aux deux candidats pour le poste de préfet de la MRC de Témiscouata, Guylaine Sirois et Gaétan Ouellet, afin de préciser leurs intentions à propos de certaines situations vécues sur ce territoire : baisse démographique, leviers économiques, revenus éoliens, téléphonie cellulaire, qualité de vie, projets ou changements et préfet idéal.

1. Comment comptez vous atténuer la baisse démographique dans la MRC de Témiscouata? (19 875 habitants en 2016 selon l’Institut de la statistique du Québec)

Guylaine Sirois parle de signe majeur : «je suis consciente de ça, l’exode des jeunes et des moins jeunes.» Elle a mentionné qu’il est important pour la MRC de Témiscouata d’offrir des emplois intéressants et une belle qualité de vie. «Nous sollicitons les entreprises à offrir un salaire intéressant. De plus grâce à un fonds jeunesse, nous offrons des bourses d’études, il y a aussi des séjours exploratoires. Un comité a été formé au cours des derniers mois par la MRC, deux rencontres à date, pour préparer une politique à cet effet avec des moyens financiers», a indiqué Mme Sirois.

Gaétan Ouellet a noté que la MRC de Témiscouata a perdu environ 3 000 habitants de l’année 2000 à celle de 2016. «Nous devons d’abord faire la promotion de l’antenne collégiale et des services de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs. Je souhaite également la réalisation d’un inventaire des terres en friches que l’on pourrait proposer à des couts très abordables pour attirer de nouveaux arrivants. De plus, j’appuie toute initiative pour créer des incitatifs pour amener des gens en région dont de jeunes diplômés», a mentionné M. Ouellet.

2. Quels sont, selon vous, les principaux leviers du développement de la MRC de Témiscouata?

Gaétan Ouellet entend valoriser les parcs industriels, les bâtiments et les terrains commerciaux disponibles. «Tout en donnant de la visibilité au parc national, nous devons faire une promotion plus agressive des produits complémentaires comme Aster, le Fort Ingall, les clubs de golf, etc, afin de prolonger le séjour des touristes. Il faut valoriser également les deuxième et troisième transformations en acériculture et en foresterie», a signifié le candidat.

«La MRC peut crier haut et fort qu’elle a pu se sortir des coupures avec les revenus éoliens, au moins un million de dollars par année et 800 000 $ s’ajouteront avec le parc Nicolas-Rioux», a souligné Guylaine Sirois. Elle a également mentionné que la MRC travaille avec un fonds de développement du territoire qui sert à réaliser des projets comme des cours d’école, etc. «Nous devons utiliser les programmes gouvernementaux pour aider à notre développement. Nous pouvons aussi compter sur les côte-parts des municipalités», a-t-elle ajouté.

3. Les revenus éoliens sont importants pour la MRC de Témiscouata, comment entendez vous les utiliser dans les quatre prochaines années?

Guylaine Sirois a indiqué que la MRC cherche les meilleurs projets possibles. «Il faut qu’on respecte les ententes déjà convenues pour utiliser ce million de dollars annuellement», a-t-elle précisé. D’abord un montant est attribué à chaque municipalité, puis 300 000 $ vont pour les projets de développement économique, 200 000 $ pour le salaire des cinq agents de développement sur le territoire et 200 000 $ pour des projets spéciaux.

Gaétan Ouellet suggère de bonifier l’équipe liée au développement économique, notamment pour un accompagnement spécialisé en exportation, en commercialisation et en commerce électronique. «Revoir la répartition pour accompagner les entreprises, c’est le futur», a lancé M. Ouellet. Il pense également que chaque ville ou municipalité devrait choisir un projet supra-local, tels le CETTA, Aster, le Fort Ingall, le Mont Biencourt par exemple, qui serait financé à 50 % par les revenus éoliens et 50 % par la municipalité.

4. La couverture de la téléphonie cellulaire est déficiente dans plusieurs municipalités du Témiscouata, quelle solution proposez vous à cet effet?

Gaétan Ouellet considère que les 19 villes et municipalités de la MRC devraient former une seule voix pour exiger des gouvernements supérieurs de l’aide pour offrir le service sur l’ensemble du territoire. «Cela doit être reconnu comme un service essentiel, au même titre que l’urgence de Pohénégamook. Nous devons parler d’une seule voix, comme pour l’autoroute 85», a-t-il avancé.

Guylaine Sirois considère qu’il s’agit d’un dossier majeur pour lequel énormément d’énergies ont été mises. «On a commencé par une étude sur les besoins et les couts pour chaque municipalité, à qui on propose trois scénarios. Ce que veut la MRC, c’est que chaque communauté ait au moins un noyau central disponible, soit de 300 à 600 mètres», a expliqué la préfet. On estime le cout pour l’ensemble de la MRC entre 7 et 10 M$. Mme Sirois a noté que les gouvernements fédéral et provincial sont à étudier un nouveau programme à cet effet.

5. Comment devrait intervenir la MRC de Témiscouata pour améliorer la qualité de vie des citoyens de son territoire?

Guylaine Sirois a mentionné qu’il faut avant tout maintenir les services de proximité. «Nous sommes en train de structurer au Témiscouata un comité de citoyens pour discuter avec les responsables du CISSS du Bas-Saint-Laurent. De plus la politique de développement culturel de la MRC porte fruit et dynamise le milieu», a-t-elle soutenu. Mme Sirois a également parlé du programme COSMOSS qui vient d’accorder 800 000 $ à la MRC de Témiscouata pour effectuer des activités pour les jeunes. Elle souhaite aussi faciliter l’accès aux infrastructures de loisirs.

Gaétan Ouellet a indiqué que la MRC doit assurer un leadership et être en vigie auprès des principaux intervenants sur le territoire. «Quand j’étais à la SADC, du temps de Serge Fortin comme préfet, nous avions une rencontre des intervenants pour être en vigie continuelle. Je souhaite en réaliser deux ou trois par année», a indiqué le candidat. Selon lui, la MRC doit être un leader de la promotion de l’achat local et pour préserver les services de proximité.

6. Quels projets précis ou changements à réaliser proposez vous pour les quatre prochaines années?

Gaétan Ouellet entend revoir la planification stratégique de la MRC et clarifier les attentes sur le rôle de préfet. Il souhaite également simplifier la bureaucratie pour les entreprises et dresser l’inventaire de celles ayant des besoins en expansion. «Je propose aussi la mise en place d’un office du tourisme, de congrès et d’évènements avec les partenaires économiques, sportifs et culturels, pour des activités visant une clientèle de moins de 200 personnes. Ce nouvel organisme aurait des répercussions positives pour des entreprises et attraits comme l’Hôtel 1212, Pohénégamook Santé Plein Air, le Mont Citadelle et le BeauLieu Culturel», a-t-il expliqué.

Guylaine Sirois est revenue sur la téléphonie cellulaire : «À terme, la MRC sera plus branchée que jamais.» Elle a également souligné que la MRC créera un répertoire des entreprises pour maximiser les retombées économiques du parachèvement de l’autoroute 85. Elle a ajouté que la MRC finalise un programme pour les entreprises acéricoles afin de les aider à moderniser les équipements. «Je souhaite créer un programme pour l’entrepreneuriat au féminin, une contribution qui ne serait pas nécessairement remboursable», a-t-elle lancé.

7. Pourquoi seriez-vous la personne idéale pour occuper le poste de préfet de la MRC de Témiscouata?

Guylaine Sirois se définit comme un leader dans son milieu : «J’occupe le poste depuis quatre ans, je sais en quoi cela consiste. Il faut connaitre les dossiers et pour cela je les connais ayant été en politique provinciale. En 20 ans, j’ai créé un réseau de contacts. D’ailleurs je suis présidente du Collectif régional de développement, j’ai été choisie. J’aime ce que je fais et ça permet à la MRC de rayonner. Il ne faut pas improviser dans le cadre de ce travail, la connaissance des dossiers c’est à prendre en considération.»

Gaétan Ouellet a mentionné ce qui suit : «la MRC pour moi, c’est un centre pour lequel il faut un gestionnaire expérimenté qui, avec son équipe, offre un ensemble de services au plus faible cout pour ses villes et municipalités. Par mes compétences en gestion financière et mes implications diverses, je pourrai stimuler le développement de la MRC. De plus je ne suis pas étiqueté à un parti politique, je revendique pour le Témiscouata. J’ai le profil qui fera du préfet un développeur économique qui s’apparente à un commissaire industriel du Témiscouata.»

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Ça manque un peu de réflexion écologique : interdiction du glyphosate, transports en commun mieux organisés, révision des principes des fosses septiques et de rétention, actuellement totalement aberrants, organisation de réseaux et points de vente de produits locaux ET biologiques, etc.

    Odette Grille - 2017-10-31 10:54
  • Je dirais même que les gens du trans sont des temiscouatain... et non juste une entiter entre le Témis et le Kamouraska la 289 est là elle aussi, il n’a pas juste la 185

    Gens oublier du trans - 2017-10-28 21:25