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17 septembre 2017 - 07:05

La sécheresse fera mal à certains agriculteurs

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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La sécheresse que la région du Bas-Saint-Laurent a connue cet été fera mal à certains agriculteurs. Pertes de fourrage et problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les troupeaux ont fait réagir les représentants des agriculteurs et les députés conservateurs qui demandent au gouvernement du Canada d’appliquer le programme Agri-relance.

Le 15 septembre, Gilbert Marquis du Bic, président de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile de Saint-Clément, président des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Patrick Gagnon, producteur laitier de Saint-Arsène et président du Syndicat local de l’UPA de la MRC de Rivière-du-Loup, Bernard Généreux, député conservateur de Montmagny - L’Islet – Kamouraska – Rivière-du-Loup et Luc Berthold, député conservateur de Mégantic – L’Érable et porte-parole de l’Opposition officielle pour l’agriculture et l’agroalimentaire, étaient tous réunis à la Ferme Pauliga de M. Gagnon.

M. Marquis a d’abord expliqué que la Financière agricole du Québec devrait compenser les producteurs assurés par le régime provincial pour la perte de foin et de cultures de céréales. «Ça fait 50 ans qu’une telle sécheresse ne s’est pas vue», a mentionné le président qui évalue la perte de fourrage pour son entreprise à 25 000 $. M. Gagnon de Saint-Arsène chiffre son manque-à-gagner en fourrage à 30 000 $, si l’on tient compte qu’une balle de foin devrait se vendre cet hiver sur le marché à plus de 50 $. «La paille est à moitié moins longue et la sécheresse peut handicaper les champs pour l’an prochain», a-t-il ajouté.

Le peu de précipitations estivales a également asséché des puits qui servent à abreuver les animaux à la ferme. Les représentants des producteurs agricoles et les députés fédéraux demandent donc au ministre provincial Laurent Lessard d’interpeler son homologue fédéral afin de pouvoir déclencher le programme Agri-relance pour compenser les agriculteurs qui doivent assumer des dépenses exceptionnelles pour transporter de l’eau, creuser des puits ou payer du transport pour compenser la perte de fourrage. Le programme Agri-relance fédéral doit intervenir après l’application des programmes réguliers.

«Je considère que les récriminations des agriculteurs sont tout à fait légitimes. (…) Ces agriculteurs qui remplissent nos garde-manger constituent une part importante de notre économie, alors je considère que le gouvernement libéral doit leur venir en aide puisque ce sont des sinistrés au sens propre du terme», a déclaré M. Généreux.

INVESTISSEMENT POUR LES FERMES LAITIÈRES

Les députés du Parti conservateur et le président des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent demandent également au gouvernement canadien d’augmenter le montant total alloué au Programme d’investissement pour les fermes laitières.

Les producteurs pouvaient soumettre des projets dans le cadre du programme à partir du 22 aout dernier. Le 29 aout, une semaine plus tard, Agriculture et Agroalimentaire Canada a annoncé qu’elle ne prenait plus de demandes en raison du nombre élevé de projets déposés dont l’estimation de la valeur dépasserait les fonds prévus pour les trois premières années du programme.

«Il ne faut pas se surprendre de constater que les fonds prévus dans le programme sont insuffisants puisque, seulement au Québec, les données du cout de production national indiquent que les producteurs investissent annuellement plus d’un demi-milliard de dollars en bâtiments, équipements et machineries pour moderniser leur entreprise et répondre au marché. Les producteurs investissent donc en une année, deux fois les sommes prévues par le programme fédéral pour l’ensemble du Canada pour cinq ans», a indiqué M. Belzile.

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Laissez-moi y penser....

    Quand l'hiver est extrêmement froid, on paye plus cher notre électricité..... quand l'hiver est plus chaud... on sauve de précieux $$... maintenant il faut jongler avec les surplus et les pertes pour bien balancer notre budget année après année...

    En prime, quand l'hiver est chaud....l'hydro fait moins de profit... il monte donc les prix pour que le consommateur paye les bonus de rendement...

    Bref, le consommateur paye et paye toujours plus.

    Si je comprend bien maintenant c'est que les producteurs agricoles demandent un fond d'urgence (agri-relance=pour les CATASTROPHES) pour compenser les hauts et bas de dame nature.... laissez-moi pleurer un peu et je vais m'en remettre assez rapidmement.


    Allez marcher en Californie... vous verrez c'est quoi une sécheresse catastrophique.



    Simon - 2017-09-17 20:02
  • Je comprend ce qu'il vive mais dans tout les domaines il y a des risques et pourtant on se débrouille. Si nous avons des logements de pas loué on débrouille si tes dans l'industrie touristique et qu'il pleut ta des pertes tu débrouille etc sa s'appelle faire des affaires. Upa crie toujours à l'aide il n'accepte aucune augmentation de taxe ou d'imposition de la part du gouvernement sinon il ferme les sentiers motoneige je pense qu'il devrait y avoir un changement mentalité de la part de ce syndicat archaïque.

    Cibole - 2017-09-17 10:31