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6 septembre 2017 - 15:46

La saga du Parc de l’aventure basque en Amérique réglée dans quelques semaines

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Tel qu’Info Dimanche l’a rapporté en octobre 2016 , ce n’est maintenant qu’une question de semaines avant que la Ville de Trois-Pistoles ne devienne officiellement propriétaire du Parc de l’aventure basque en Amérique (PABA), libéré de ses dettes pour la somme d’environ 20 000$.

Les démarches sont entreprises depuis plus d’un an avec la Caisse Desjardins de l’Héritage des Basques de Trois-Pistoles, principal créancier de la défunte organisation.

Étant donné que le conseil d’administration a claqué la porte en décembre 2015, avec une dette d’environ 90 000$, une procédure de faillite a été enclenchée. Les comptes à rendre ont tous été réglés le 1er juin.

Roberto Dionne, directeur de la Caisse Desjardins de l’Héritage des Basques confirme qu’il ne reste plus que quelques détails à ficeler. «Nous sommes rendus à passer chez le notaire. La somme à débourser sera d’environ 20 000$ en raison des frais de conservation du bâtiment», souligne-t-il.

La Ville de Trois-Pistoles a toutefois dû faire face à deux pépins. Deux maisons se trouvant sur le terrain du Parc de l’aventure basque en Amérique n'appartenaient pas au PABA et compliquaient la transaction. «Il y en a une qui était occupée par une organisation d’écrivains il y a une quinzaine d’années. Nous avons dû les retracer afin de leur demander de céder leurs droits sur la maison», explique le maire de Trois-Pistoles, Jean-Pierre Rioux.

Une autre dame résidant désormais à Montréal y possédait aussi une résidence. Elle devrait signer une entente avec la Ville au cours des prochains jours stipulant qu’elle cède ses droits et elle demande également la démolition de la maison. «Par résolution, nous allons la détruire selon les normes en vigueur», complète M. Rioux.

Un appel général à la population avait été lancé peu après la fermeture du Parc de l’aventure basque en Amérique. Quelques organismes, dont l’Association chasse et pêche, le Club de pelote basque, la Coopérative Kayak des Iles et le Camping municipal avaient alors indiqué «une fin de non recevoir», selon le maire de la Ville de Trois-Pistoles.

Ce dernier s’attend à ce que ce dossier soit réglé d’ici la fin de l’automne. Il estime que le prochain conseil de ville élu devra ouvrir le Parc de l’aventure basque en Amérique aux projets citoyens. «La Ville ne gardera pas une bâtisse debout qui dépérit, il y aura une décision à prendre», confirme M. Rioux. L’une des avenues explorées est la démolition du bâtiment et la vente de trois terrains qu’il estime à une valeur de 35 000$ à 40 0000$.

Le Parc de l'aventure basque en Amérique, fondé en 1996, était le centre d'interprétation des marins basques qui ont chassé la baleine dans l’estuaire du St-Laurent et fréquenté l'ile aux Basques entre 1584 et 1637. Certains artéfacts et éléments de l’exposition qui s’y trouvent appartiennent toujours au ministère de la Culture. 

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3 réactionsCommentaire(s)
  • Un vieux qui passait par la au moment de la construction de cette bâtisse
    avait dit: Elle est même pas finie de construire, qu'elle est déjà éreintée !

    Une architecture toute croche et dont l'issue ne pouvait-être autrement...

    Si la tendance se maintient, dans 50 ans, l'île-aux-Basques sera en bonne partie submergée, de même que le site de cette épave dont ont veux vendre
    les terrains pour construire des maisons qui le seront éventuellement elles
    aussi.

    Une municipalité (élus) qui continuent a donner des permis de construction en
    bordure du fleuve (futur zone inondable) devraient êtres redevables individuellement et non les payeurs de taxes.

    Malheureusement, Trump n'est pas seul sur son radeau en capitaine aveugle
    d'un Titanic qui continu a ignorer la science...


    Jean Bon - 2017-09-08 20:05
  • Il serait souhaitable que les artéfacts puissent rester dans la région, dans un musée, une bibliothèque ou dans une salle d'exposition et facilement accessibles aux visiteurs.

    Histoire - 2017-09-07 04:30
  • Le texte est bien fait et je crois que les explications autant de la part de la ville que de la Caisse Pop devraient être beaucoup plus claires. Car prendre possession d'une telle infrastructure pour 20000.00$ me semble cousu de fils blancs. D'autant plus que la Caisse semble accepter de perdre plus de 70000.00$ alors qu'elle n'a pu payer de ristournes à ses membres cette dernière année. De plus ce terrain est borné par le ruisseau Renouf, par un talus de plusieurs pieds avec fond de terre glaise très malléable, et ce pour 35000.00$ et plus me semble rêver en couleur. On se rappelle que le Caveau théâtre fut vendu par la ville avec un perte de plusieurs milliers de dollars, je souhaite donc que ce ne sera pas une autre perte. On veux le démolir, il me semble que cela coute beaucoup d'argent pour le faire. Enfin, cette immense «éléphant blanc» était-il tout payé au prêteur lorsqu'il fut construit, on n'en parle pas dans l'article. Trois-Pistoles est-il au monde pour toujours avoir de la misère avec ses acquis? Malgré tout, je souhaite un dénouement heureux pour les contribuables.

    Paulo - 2017-09-06 21:08