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4 août 2017 - 06:55

La distillerie Fils du Roy se couvre d’argent à Londres

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Quelques mois à peine après avoir remporté l’or pour son absinthe La Courailleuse à la «Berlin International Spirits Competition», la distillerie Fils du Roy de Saint-Arsène récidive et remporte deux médailles d’argent à la «International Wine & Spirits Competition» de Londres pour ce spiritueux et sa Grande Bagosse (vodka), version Al Capone.

«Environ 10 000 personnes ont présenté leurs produits pour cette compétition. C’est une belle reconnaissance à l’international», a commenté Jonathan Roy, copropriétaire de la distillerie. Le secret réside, selon lui, dans la méthode de distillation de l’alcool. Un mélange est déposé dans deux grands alambics traditionnels en cuivre, des répliques de ceux que l’on pouvait retrouver au 18e siècle. «La plus haute technologie qu’on utilise pour la distillation, ce sont des thermomètres. Ça nous évite de brusquer l’alcool. Par exemple, on prend une vingtaine d’heures pour distiller une production de gin», explique M. Roy.

Les différentes herbes pour créer les arômes de ces spiritueux sont cultivées autour de la résidence des deux propriétaires de la distillerie. La Courailleuse à 72% d’alcool en nécessite une dizaine de sortes différentes. La vodka «La Grande Bagosse, version Al Capone» à 40% d’alcool est quant à elle composée d’orge et de seigle. Cette année seulement, la distillerie Fils du Roy a remporté 10 distinctions pour ses divers produits. Rappelons que le gin Thuya a également gagné la médaille d’or au San Francisco World Spirits Competition l’an dernier.

PROJETS

Jonathan Roy souhaite à court terme que son pastis «La Grande Hermine» puisse faire son entrée à la Société des alcools du Québec d’ici l’automne. D’autres projets sont aussi en cours de route pour la distillerie, dont la construction d’un nouveau bâtiment à Saint-Arsène afin d’ajouter de l’espace pour la production, et la vente de produits. De plus, Jonathan Roy et sa conjointe Hélène Dumont souhaitent éventuellement acheter une terre agricole pour y faire pousser les différentes herbes nécessaires à la fabrication de leurs alcools. L’automatisation de l’embouteillage sera une avenue à explorer également afin de permettre d’augmenter leur capacité de production.

Le nouveau budget du gouvernement provincial permettra également à cette entreprise de pouvoir vendre ses produits directement à la distillerie dans un avenir rapproché. Seuls les produits fabriqués sur place et obtenus auprès de la Société des alcools du Québec (SAQ) pourront être vendus.

Toutefois, Jonathan Roy est clair, il souhaite que la distillerie Fils du Roy continue de produire de manière artisanale, avec une méthode traditionnelle. La production de son entreprise se chiffre à environ 1 800 bouteilles par mois.

 

 

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Bravo. Vous avez raison d'être fiers. Comme j'ai hâte de pouvoir aller vous visiter.A quand une journée Portes Ouvertes?

    Une amateur de vos produits - 2017-08-04 18:09
  • Félicitation, une autre entreprise qui fait la fierté de St-Arsène.

    Rémi Saindon - 2017-08-04 08:35