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18 juillet 2017 - 14:53 | Mis à jour : 15:04

Démolition de l’ancien couvent des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire

Une page d’histoire se tourne à Témiscouata-sur-le-Lac

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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Une importante partie du patrimoine bâti de Témiscouata-sur-le-Lac n’est plus. L’ancien couvent qui a abrité les Sœurs de la congrégation de Notre-Dame du Saint-Rosaire une bonne partie du 20e siècle à Témiscouata-sur-le-Lac, quartier Cabano, est actuellement démoli. 

L’opération a débuté tranquillement le 10 juillet, mais c’est une semaine plus tard, le 17 juillet, que de la machinerie lourde a jeté l’immeuble en ruines. Rappelons qu’en décembre dernier, le propriétaire actuel, la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, avait confirmé que l’ancien couvent allait être rasé à l’été 2017, faute d’avoir trouvé un acquéreur. 

«C’est un dossier sur lequel on travaille depuis 5 ans. D’autres options ont été envisagées, nous avons rencontré la municipalité il y a quelques années et nous avons même publié un avis public dans les journaux locaux pour connaitre l’intérêt des organismes à se porter acquéreurs à faibles conditions. Finalement, personne n’a levé la main», avait expliqué le directeur général de la Commission scolaire, Bernard D’Amours.

 

Selon le répertoire du patrimoine culturel du Québec, les Sœurs de la congrégation de Notre-Dame du Saint-Rosaire sont arrivées à Cabano en 1910, alors que le couvent y était déjà construit. Une décennie plus tard, le bâtiment a été détruit lors d’un grave incendie. Il a été reconstruit et les cours ont repris en décembre 1921. 

Les Sœurs ont finalement quitté le couvent en 1967. Dans les dernières années, l’édifice a été occupé par des organismes communautaires, mais il ne servait plus depuis 2010. 

«C’est certain que des rénovations majeures devaient y être réalisées. C’était d’ailleurs devenu une question de sécurité», avait ajouté M. D’Amours. 

La démolition du couvent a été au coeur de certaines discussions sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, le partage de vidéos a créé l’émoi. Plusieurs ont regretté le geste, trouvant dommage qu’une pièce de l’histoire de la ville soit ainsi détruite. 

 

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1 réactionsCommentaire(s)


  • Dans les villes , il y a souvent un petit groupe de gens qui se prennent pour l'élite et qui ont une sainte horreur du passé. Ils ont beaucoup de plaisir à détruire cette trace.

    Ce sont les mêmes qui te cassent les oreilles avec leurs voyages en Europe où ils ont vu des monuments historiques.

    Détruire autour de soi , c'est le signe d'une personnalité bloquée à son stade anal. Le stade où un enfant lance sa merde sur les murs et se prend pour le nouveau Picasso . Connaissez-vous des gens de ce type ?

    Jean Dubé - 2017-07-19 03:37