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4 juillet 2017 - 06:54 | Mis à jour : 13:17

Du poste autoroutier vers le centre de service régional

Francois Drouin

Par Francois Drouin, Journaliste

Twitter Francois Drouin

Le dépôt du bilan de l’année 2016-2017 de la Sûreté du Québec a été l’occasion de revenir sur la création du centre de services de la SQ pour le KRTB dont la mise en place concordera avec la fermeture du poste autoroutier toujours prévue pour la mi-septembre.

Ce jumelage interposte visant les infrastructures de Trois-Pistoles, Témiscouata-sur-le-Lac, Rivière-du-Loup et de Saint-Pascal a été confirmé en janvier dernier, non sans engendrer plusieurs remous au sein de la population et des policiers. Dans cette nouvelle configuration, Rivière-du-Loup devient le centre de service qui chapeautera les points de service que deviennent les trois autres postes du KRTB.

L’annonce de la fermeture du poste autoroutier de Rivière-du-Loup en janvier dernier a généré son lot de questions. Qu’allaient devenir les patrouilleurs de l’autoroutier, y aurait-il moins de policiers sur les routes, qui gèrera les opérations? Les questions ont été nombreuses, mais les réponses se précisent.

Le directeur du centre de service du KRTB, le capitaine Dominic Thériault, est déjà bien en selle. À ce titre, il veille à la coordination et à l’uniformisation des différents postes placés sous son autorité. Quant aux directeurs de poste, ceux-ci assurent le lien avec le milieu en plus de traiter des priorités locales et quotidiennes.

Le processus de transformation en poste hybride vise principalement ceux des MRC de Rivière-du-Loup, de Témiscouata et de Kamouraska. Les changements sont perceptibles sur le terrain. Les patrouilleurs dits autoroutiers portent maintenant assistance à leurs collègues des MRC et vice-versa. Selon nos informations, à quelques exceptions près, l’ensemble des policiers a déjà été formé afin d’intervenir sur tout le réseau autoroutier qui n’est plus l’apanage de quelques patrouilleurs.

AVANTAGES

«Ce n’est pas unique à la région, c’est une réorganisation nationale, souligne le sergent Claude Doiron. C’est un plus, car ça permet d’obtenir une meilleure planification des opérations dans un secteur donné», soutient le relationniste de la SQ. Ce dernier cite aussi un meilleur partage des ressources, l’amélioration du déploiement des policiers directement en lien avec le réseau routier, ainsi que le dédoublement des tâches administratives.

Le but avoué est de permettre aux policiers d’être plus présents sur le terrain. «Personne ne se plaint de cette mise en place du centre des services. Ça n’affecte pas le service à la population, bien au contraire. Ce qu’on veut voir, ce que les gens veulent voir, c’est plus de policiers sur le terrain. On espère donc en dégageant le policier de certaines tâches augmenter son nombre d’heures sur le terrain.»

Toutefois, concernant les effectifs actifs, la création du centre de service ne permettra pas d’augmenter le nombre de policiers dans chacun des postes. Cette responsabilité incombe plutôt aux élus qui doivent négocier avec le ministère de la Sécurité publique. 

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