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9 mai 2017 - 06:55

Rivière-du-Loup: la dette suit la vague

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

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La dette à long terme de la Ville de Rivière-du-Loup suit le mouvement de la vague qui frappe la Pointe, elle descend et monte avec les années. La Ville a présenté le rapport financier annuel vérifié, pour l’exercice se terminant le 31 décembre 2016, lors de la séance publique du 8 mai.

À la fin de l’année 2016, l’endettement net à long terme était en baise de 1 453 936 $, pour s’établir à 35 276 308 $. À la fin de 2015, la dette à long terme était de 36,7 M$. En 2012, elle était alors de 39 M$. Et dans les prévisions, la Ville indique le montant de 48 M$ pour l’année 2017, un bond de 13 M$.

De gros projets sont sur la table de travail et devraient se réaliser en 2017, voire 2018. Leur impact financier se verra sur les comptes de taxes 2018 et 2019. On pense notamment aux travaux majeurs aux bassins d’épuration des eaux usées (4 M$), des travaux au Stade de la Cité des Jeunes et au Centre Premier Tech (2,36 M$), l’élargissement de la rue Témiscouata jusqu’à l’Avenue Premier (possiblement 2 M$ pour la Ville), la réfection de la rue Saint-Pierre entre Sainte-Anne et Saint-Paul (une facture de 4 M$ pour les citoyens), la réalisation du Carrefour maritime à la Pointe, la caserne des pompiers de même que le réaménagement du service du greffe et de la cour municipale et du service des loisirs.

La Ville a réalisé en 2016 des projets d’investissement totalisant 6,6 M$. De ce montant, 2,4 M$ ont été financés par l’émission de dette à long terme. Le reste de la somme provient essentiellement d’un financement comptant pour 1,7 M$ et du fonds de roulement pour un montant de 1,1 M$.

Pour 2016, la Ville a confirmé un surplus non consolidé de 683 134 $. «Le défi de respecter la capacité de payer des citoyens de Rivière-du-Loup est une préoccupation des membres du conseil. Nous sommes fiers du résultat positif que nous avons réussi à atteindre et ce, malgré une baisse des revenus du parc éolien de près de 460 000 $ par rapport aux revenus anticipés. Ce résultat démontre toute la rigueur et le souci de respecter le budget qui sont nôtres», a déclaré le maire de Rivière-du-Loup, Gaétan Gamache. Concernant les revenus éoliens, ce manque à gagner fait suite au bris majeur survenu et à l’arrêt de production. La Ville entend d’ailleurs effectuer une réclamation à la compagnie d’assurance à cet effet.

La Ville s’est dotée de trois indicateurs lui permettant de suivre et contrôler l’évolution de l’endettement. Pour l’année 2016, on note que ceux-ci sont tous en deçà des ratios établis : 1,89 % pour l’endettement total net à long terme sur la richesse foncière uniformisée – ratio 2,75 %; 14,33 % du service de la dette sur les dépenses et le remboursement de la dette – ratio à 18 %; 25,75 % d’endettement sur l’actif – ratio à 33 %.

Notons que le fonds de roulement sera augmenté de 300 000 $, portant le capital autorisé à 6,1 M$. L’utilisation du fonds de roulement permet à la Ville de financer certains projets d’investissement en recourant à cette enveloppe plutôt qu’au financement à long terme.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • À chaque année l'histoire se répète.
    Les dirigeants de la municipalité sont mort de rire face à l'incapacité de nos médias et de notre chambre de commerce à comprendre et analyser un budget municipal.

    On peut lire et entendre la satisfaction de tous que la dette municipale diminue et que la Ville engrenge de faible surplus de 600 000$ à 1,5M$ selon les années. Mais le vrai constat est plutôt le suivant:

    1. Que la municipalité reporte depuis plusieurs années des projets majeurs comme les étangs aérés. Que le coût de se projet à presque doublé et que la capacité de traitement des futurs installation sera près de moitié moins importante.

    2. Que le report quasi annuel du projet du carrefour maritime aurait lui aussi (comme les étangs aérés) dû laisser une empreinte beaucoup plus importante sur la dette de la ville. Je veux dire par là que lorsqu'une ville budgète par exemple un emprunt de 4M$ pour une année X et qu'elle le retarde à l'année suivante, la dette de la municipalité devrait baissé d'autant.

    3. Si la baisse de la dette ne correspond pas au report des projets, ces simplement que la municipalité emprunte pour d'autres projets. Des dizaines de projets souvent moins pertinent et qui n'auraient probablement jamais vu le jour si les projets majeus étaient livrés en temps. Des études pour ci et pour cela. À 15 000$-25 000$ de la fois, ça gruge vite un budget.

    4. Il est j'avoue enmerdant de devoir se taper les plans détaillés des chantiers routiers, mais pourquoi autant d'argent de perdu dans des trottoirs pour 3 maisons sur Iberville (à l'ouest de la rue Joly). Trottoir qui finira par être abandonné dans 20 ans parce qu'il y aura plus urgent. Bientôt, votre ville arrivera avec son projet de trottoir pour la rue Léveillé et Plourde. D'une inutilité crace. Vous demanderez aux citoyens qui vivent dans ce quartier s'ils préfèrent un trottoir mal entretenu ou une rue large et sécuritaire pour les piétons, cycliste et automobilistes. Et bien oui, un directeur de service dans une ville ce n'est pas plus fou qu'un autre. S'il n'utilise pas 100% de son budget une année, il sait qu'il va se le faire couper par le conseil de ville l'année suivante. Alors on construit des trottoirs. Que voulez vous! J'ai un budget de 300 000$ pour des trottoirs j'en fais pour ce prix là même si les trottoirs se meurt à St-François.

    Bref, je vais m'arrêter là, j'ai les doigts fatigués.


    Pro Gamache? - 2017-05-09 15:25