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28 avril 2017 - 06:32

Le Cégep de Rivière-du-Loup suspend son Baccalauréat international

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Ces derniers jours, plusieurs institutions collégiales partout au Québec ont annoncé la suspension de certains de leurs programmes en raison, notamment, d’un manque d’inscriptions. Au Cégep de Rivière-du-Loup, c’est le cas du Baccalauréat international, option Sciences de la santé.

Introduit en 2014 parmi les programmes préuniversitaires offerts à Rivière-du-Loup, le Baccalauréat international ne sera donc pas enseigné en 2017-2018, faute d’un nombre d’étudiants inscrits suffisant. «Évidemment, la situation nous déçoit, mais cette décision a été prise afin d’éviter des désagréments aux élèves en cours d’année», a expliqué le directeur général du Cégep, René Gingras.

Par les années antérieures, le nombre d’étudiants inscrits aux cohortes du programme «n’était pas dans les hautes sphères», mais il était «relativement bien», a partagé M. Gingras. Cette fois, cependant, ce n'était plus possible.

Au Québec, le nombre de programmes collégiaux suspendus dès l’automne prochain, entre autres en arts, lettres et sciences humaines, est inquiétant, comme le raconte un récent article du quotidien Le Devoir. À une époque où l’on valorise beaucoup les mathématiques et les sciences nature, que l’on associe un bon emploi et un bon salaire, la suspension d’un de ces programmes détonne.

Selon M. Gingras, le Baccalauréat international est victime d’une méconnaissance des étudiants. «Je crois que les étudiants se font de fausses idées à propos du programme. Ils croient que c’est beaucoup plus difficile, mais en réalité, c’est similaire à Sciences de la nature.»

Afin de remédier à la situation, la publicité pour le programme se poursuivra et des efforts seront mis dans sa mise en valeur. L’objectif est clair, on souhaite que le Baccalauréat international soit de nouveau disponible dès 2018-2019.

Le Baccalauréat international (BI) est un programme sanctionné par un organisme international établi à Genève. Le diplôme qui couronne les études de près de 60 000 étudiants à travers le monde, tous les ans, est reconnu dans plus de 138 pays. C’est cette formation qu’avait choisie Philippe Noël, aujourd’hui étudiant à l’Université Harvard. 

 

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