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29 avril 2017 - 06:02

Un local incertain pour le Chœur Amisol

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le Chœur Amisol craint se faire montrer la porte de son local de pratique qu’il occupe depuis plus d’une vingtaine d’années à l’école primaire de Saint-Alexandre-de-Kamouraska. À partir du 30 juin prochain, le protocole d’entente entre la Commission scolaire et la municipalité ne s’appliquera plus.

Le 6 février dernier, le conseil d’établissement de l’école Hudon-Ferland de Saint-Alexandre et la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup ont mis fin à une entente datant de près de 25 ans concernant le loisir culturel, intervenue en juin 1992 avec la Corporation municipale de Saint-Alexandre. «L’entente doit être renégociée. On doit en établir les modalités et mieux contrôler les allées et venues à l’intérieur de l’école afin que ce soit sécuritaire. Il faut que quelqu’un assure sa responsabilité si des dommages sont causés», explique Éric Choinière, responsable des communications pour la Commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup.

Les 43 choristes pourraient donc être forcés de se trouver un autre endroit où tenir leurs pratiques hebdomadaires dès l’automne prochain. Selon M. Choinière, «tout est sur la table». L’école et la commission scolaire doivent s’assurer que les besoins en espace supplémentaire pour les élèves sont comblés, quitte à créer avec le local de pratique une classe supplémentaire. «On ne mettra pas le Chœur Amisol dehors. On doit faire le point, ça commence à être restreint. On doit évaluer les besoins du milieu aussi. S’il y en a encore, on devra se donner une façon de procéder. Dans l’ancien protocole, c’est la municipalité qui assurait la responsabilité», complète-t-il.

Le président du Chœur Amisol, Rino Lebel, affirme être en réflexion profonde. «Il y a toujours le plan B du Camp musical, ce qui impliquera des frais. La commission scolaire nous prêtait le local gratuitement, c’est au centre du village et on y allait à pied», souligne M. Lebel. L’endroit où le groupe pratiquait abritait des pianos et de nombreuses partitions, accumulés sur plus d’une quarantaine d’années. Il se questionne afin de trouver un endroit où tous les biens matériels du groupe pourront être relocalisés. Pour le moment, M. Lebel souhaite avant tout rencontrer la directrice de l’école, Chantal Dubé, pour connaitre les tenants et aboutissants de cette décision. «Ç’a donné une bonne claque à tout le monde. Notre concert est le 29 avril. On se pratiquait au Camp musical pour pouvoir installer les estrades, mais tôt où tard, il aurait fallu revenir à l’école», explique-t-il. À noter que lors de leurs pratiques, les choristes pouvaient circuler dans l’établissement vers leur local puisque le responsable du Chœur en possède les clés.

 

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